Qu’est-ce qu’un internaute libre ?

L’année 2013 aura été celle de l’explosion d’une véritable bombe au sein de l’Internet. Si l’on soupçonnait et l’on savait depuis longtemps que les états du monde entier tentaient d’espionner les internautes pour savoir ce qu’ils faisaient sur le réseau, on ignorait l’ampleur de l’opération. Le fait de savoir que de nombreux états nous espionnent ou sont susceptibles de nous espionner nous amène à réfléchir sur le statut de l’internaute libre.

Les internautes et l’Internet

La plupart des internautes sont insouciants et inconscients de la réalité de l’Internet et des dangers qui s’y meuvent. Ces qualificatifs désignent deux des trois catégories d’internautes les plus courantes (la troisième étant celle des avertis conscients). Les insouciants sont ceux qui naviguent sur l’Internet sans vraiment connaître sa dimension réelle, son essence, quels en sont les dangers et les avantages réels ; pour eux, il s’agit plus d’un utilitaire et d’un banal moyen de communication plus efficace et plus pratique que tout ce qui a été fait jusqu’à présent. Les inconscients sont ceux qui ont une certaine connaissance de l’Internet, qui sont au courant des problèmes de vie privée liée aux programmes d’espionnages ou aux cookies, mais qui ne se sentent pas concernés, car n’ayant rien à cacher, ils n’ont rien à se reprocher et donc rien à craindre.

La dernière catégorie, celle des avertis conscients, sont ceux qui prennent au sérieux les problèmes de vie privée liés à l’Internet et font en sorte que leur navigation sur le réseau se fasse dans le respect de leur vie privée. On retrouve dans cette catégorie, le groupe des cybernautes, c’est-à-dire les activistes qui agissent sur l’Internet dans le but de défendre le réseau et ses utilisateurs et qui veillent à ce qu’il reste en dehors du contrôle d’une entité illégitime.

Richard Stallman à Wikimania 2005

Les cybernautes veillent sur l’Internet libre et sur les libertés de ses utilisateurs (Elke Wetzig, CC-BY-SA 3.0)

Un internaute n’est pas toujours libre

Naviguer sur Internet donne un sentiment de liberté sans limites, car il n’y a en apparence aucune force de l’ordre ou aucune loi explicite indiquant ce que l’on peut faire et ne pas faire. S’il est exact qu’aucune loi d’aucun état ne peut réellement s’appliquer de manière légitime sur le réseau du fait de sa dimension mondiale, les états utilisent quelques moyens pour contrôler les agissements de leurs citoyens. Pour savoir ce qu’un internaute fait sur le réseau, il y a plusieurs moyens, légaux comme illégaux, relativement efficaces. Sur le plan légal, les services de renseignement peuvent exiger que les entreprises détenant des données de connexions (les FAI, les entreprises proposant des services sur le web…) leur fournissent ces données. Le cadre de telles requêtes peut être légal (sans être pour autant légitime, une loi sécuritaire fondée au mépris de libertés individuelles n’est jamais légitime), mais peut aussi être illégal.

L’internaute n’est en réalité pas vraiment libre s’il laisse les états ou des entreprises infiltrer ses données de connexion qui sont une véritable mine d’or d’informations personnelles. Peu importe la finalité de la récupération de ces données, l’internaute perd de nombreuses libertés individuelles qui sont intimement liées à la vie privée. L’un des exemples les plus emblématiques est la liberté de penser, car si les états s’autorisent à tout savoir de ce que vous pensez tout haut comme de ce que vous pensez tout bas, ils peuvent alors conserver ces données qui pourraient vous être reprochées un jour.

La plupart des pays concernés par l’Internet démocratisé à grande échelle sont des démocraties certes, mais l’Histoire démontre à maintes et maintes reprises qu’une démocratie n’est pas éternelle et qu’elle peut basculer vers un régime dictatorial de manière progressive. Par conséquent, les informations que le régime démocratique a récolté sur vous pourront être utilisées par le régime dictatorial qui suivra qui pourra les utiliser contre vous.

Sommes-nous libres dans un univers surveillé ?

L’Internet existe sous de nombreuses formes ; certaines sont étroitement surveillées, d’autres le sont moins. La surveillance de l’Internet dépend à la fois de ce que les états recherchent, mais aussi de leur capacité technique à infiltrer le réseau, qui n’est pas illimitée. Bien entendu, nous n’avons pas une vraie liberté à naviguer dans un univers surveillé, car ceux qui vous surveillent savent ce que vous faîtes et peuvent vous contrôler en conséquence. Votre liberté n’est qu’apparente et masque la réalité qui est que la personne ou l’organisation qui vous connaît sait exactement ce que vous pensez, ce que vous aimez ou ce que vous voulez faire ; à partir de là, vous êtes aisément manipulable.

Paranoïa dites-vous ? Pourtant, les cookies que les sites web envoient sur votre ordinateur sont des incitations à consommer qui sont d’autant plus irrésistibles qu’elles vont dans le sens de vos goûts ; par ce biais, l’entreprise derrière le site tente de manipuler votre consommation pour que vous achetiez une chose que vous n’aviez pas prévu d’acquérir. Ainsi, vous n’êtes pas libres de choisir l’objet que vous voulez acquérir et le moment où vous voulez l’acquérir, car c’est l’entreprise qui le fait à votre place.

L’internaute libre dans tout ça ?

Logo du réseau Tor

Le réseau Tor : un moyen très efficace de naviguer librement sur l’Internet sans être surveillé (Tor Project, CC-BY 3.0)

Au milieu de toute cette imbrication de moyens de surveillance, la notion d’internaute libre a t-elle encore un sens ? La réponse est oui ; mais pour y parvenir, il faut y mettre les moyens techniques et psychologiques. Sur le plan technique, il faut empêcher les intrusions par le biais de l’utilisation de logiciels libres quand vous utilisez l’Internet. Deuxième point : empêcher l’interception des données que vous recevez par l’usage des connexions sécurisées (HTTPS, SSH…). Troisième point : consulter et supprimer régulièrement les cookies qui sont installés sur votre ordinateur par les sites web que vous consultez (fonctionnalité présente dans le navigateur web). Un autre moyen très efficace pour empêcher le pistage de vos connexions : l’utilisation du réseau Tor qui vous attribuera une IP intraçable à chaque que vous vous connectez ; il faut savoir cependant que naviguer avec Tor est comme utiliser la fonctionnalité de navigation privée, ce qui signifie que vous n’avez pas d’historique de connexion ou de cookies d’installé.

Si un internaute procède à la mise en œuvre de ces moyens techniques, qui ne sont pas difficiles à installer, il est déjà plus libre. Mais pour être totalement libre, il lui faut aussi franchir une barrière psychologique. Tout d’abord, il doit prendre conscience que les libertés individuelles dont il jouit ont été acquises par de grands combats et qu’il est de sa responsabilité à veiller à ce que personne, et pas même les états, ne vienne les lui enlever, même pour un motif qui pourrait paraître légitime. Il doit aussi comprendre que l’on n’agit pas en fonction des sentiments et que les états jouent sur le sentiment de la peur pour justifier leurs agissements. Enfin, il doit savoir dire non aux tentations et à ce qui pourrait paraître être des fatalités, mais qui n’en sont pas si on a la volonté de se battre.

L’internaute libre est au final celui qui est capable de dire non, aussi bien psychologiquement que techniquement, à ce que l’on tente de nous imposer par des moyens pervers. Mais il est aussi celui qui prend conscience que l’Internet appartient à l’Humanité et que les états n’ont pas à y faire leur loi de manière arbitraire et qu’il est de son devoir d’être humain de faire en sorte à ce que l’Internet reste un réseau mondial libre.

Accéder à un site web en se passant des moteurs de recherche

Ce tutoriel a été réalisé avec Firefox 20.0

Si la NSA s’est intéressée aux géants du web, c’est parce qu’ils détiennent de nombreuses données sur les internautes. La plupart de ces données sont les requêtes envoyées aux moteurs de recherche qui en disent long sur nos centres d’intérêts, nos goûts, mais aussi nos fournisseurs et bien d’autres choses. En quelques mots-clés, vous pouvez étaler votre quotidien et votre personnalité de manière encore plus détaillée que sur Facebook ou Twitter, et ce à votre propre insu. Les pratiques actuelles font que beaucoup d’internautes sont entièrement dépendants des moteurs de recherche lorsqu’ils cherchent à accéder à un site web qu’ils connaissent, alors qu’il existe des moyens autant efficaces dans leur navigateur.

Vos requêtes en disent long sur vous

Lorsque vous entrez un ou plusieurs mots dans la barre d’un moteur de recherche, celui-ci fait bien plus que vous afficher des résultats, il enregistre au passage l’objet de vos requêtes à des fins diverses (publicités, affinement futur des résultats…). Certes, il ne faut pas non plus abandonner totalement leur usage, mais il faut le limiter dans la mesure du possible. Une pratique qui est relativement courante est d’utiliser les moteurs de recherche pour accéder à des sites que les internautes consultent régulièrement. La conséquence est que le moteur de recherche enregistre que vous demandez souvent des requêtes autour de certains thèmes, il peut dès lors en conclure vos centres d’intérêts et disposer par conséquent d’informations personnelles et privées que vous ne vouliez pas nécessairement transmettre à un tiers.

C’est sans grande importance diriez-vous. Sauf que vous ne savez pas ce que l’organisation à laquelle appartient le moteur de recherche va faire de vos données ; elle peut très bien les vendre, les transmettre à des services secrets étrangers… Bref, elle peut en faire ce que bon lui semble. Ces informations qui étaient privées et personnelles deviennent publics et n’importe qui pourrait potentiellement y avoir accès. Quelques requêtes sur un moteur de recherche peuvent être plus révélatrices d’une personnalité qu’une mise sur écoute. Comment contourner ou limiter les effets de ce problème ? En utilisant des fonctionnalités internes à votre navigateur (notez que ce qui va suivre ne marchera pas si vous utilisez Chrome ou Internet Explorer).

La barre d’url et l’historique de navigation

Grâce à l’historique de navigation et à son cache, votre navigateur se souvient des sites que vous avez consulté (sauf si vous étiez en mode de navigation privée ou que vous avez supprimé votre historique et votre cache). Une première méthode, qui est un peu barbare, est l’utilisation de la barre d’url (la barre où s’affichent les adresses des sites web) où vous pouvez soit entrer le début de l’adresse du site que vous avez consulté (si vous vous en souvenez) ou bien entrer le nom du site ou le titre des pages que vous avez consulté, le navigateur vous affichera alors des propositions de pages web. Ces propositions varieront selon les termes et la précision des url que vous entrerez dans la barre.

Une autre méthode plus conventionnelle est l’utilisation de l’historique de navigation (Historique > Afficher l’historique). Dans cet outil, vous pouvez retrouver les pages et sites que vous avez déjà consulté soit en consultant la liste chronologique, soit en tapant le nom du sites ou des termes présents dans le nom des pages web dans la barre de recherche de l’historique qui vous affichera les pages qui contiennent les termes rentrés (dans leur titre ou leur url). Si vous utilisez la liste chronologique, ne perdez pas de vue que consulter une page web la fera remonter dans la liste chronologique ; par exemple, si vous avez consulté une page le mardi et que vous la consultez de nouveau le mercredi, il vous faudra la chercher dans la liste du mercredi si vous souhaitez la consulter de nouveau le jeudi.

Les marque-pages

Si certaines pages sont intéressantes, mais que leur url ou leur nom est trop complexe ou que vous avez la flemme de passer par l’historique, vous pouvez demander à votre navigateur d’enregistrer cette page dans vos marque-pages. Pour ce faire, il suffit d’aller dans le menu Marque-pages et de cliquer sur le bouton Marquer cette page ; la page que vous êtes alors en train de consulter sera enregistrée dans l’arborescence de vos marque-pages. Pour vous y retrouver, n’oubliez pas d’organiser vos marque-pages en différents dossiers pour éviter d’avoir à terme une liste de dizaines de pages désorganisée dans votre menu des marque-pages. Pour vos sites favoris, vous pouvez même les enregistrer dans votre barre personnelle, ce qui fera apparaître des boutons en lien vers ces sites dans la barre située sous la barre d’url.

Une autre fonctionnalité qui s’apparente aux marque-pages est la page Nouvel onglet où vous pouvez lister vos sites favoris. En cliquant sur le bouton avec un + situé à la droite de vos onglets, vous ouvrez un nouvel onglet avec un menu (s’il est activé) de 9 cases où apparaissent les pages que vous avez consulté le plus fréquemment. Les pages présentes dans ce menu changent au gré de leur nombre de consultation, mais vous pouvez épingler certaines pages dans ce menu pour qu’elles apparaissent systématiquement lorsque vous ouvrez un nouvel onglet. Pour cela, il vous suffit de placer votre souris sur la case où est présente la page qui vous intéresse ; deux boutons s’affichent dans la case, une croix en haut à droite et une épingle en haut à gauche. Si vous cliquez sur la croix, la page sera supprimée du menu ; si vous cliquez sur l’épingle, la page restera à son emplacement à chaque fois que vous ouvrirez un nouvel onglet, quel que soit son nombre de consultations.

La restauration de session

Vous effectuez un travail en utilisant plusieurs sites web simultanément dans différents onglets et vous devez l’interrompre pour une raison quelconque ? Vous ne savez pas comment faire pour conserver tous vos onglets, car vous avez consulté pleins d’autres sites entre-temps et que les sites que vous utilisez sont noyés dans votre historique ? Il existe une solution simple et efficace. Il vous suffit de fermer votre navigateur en laissant tous les onglets ouverts, le navigateur vous demandera si vous souhaitez fermer tous les onglets en même temps, cliquez sur le bouton Fermer les onglets. Lorsque vous reprenez votre travail plus tard, ouvrez votre navigateur comme d’habitude et cliquez sur le menu Historique ; là, vous avez la possibilité de cliquer sur un bouton Restaurer la session précédente qui restaurera tous les onglets qui étaient ouverts à la fermeture de votre navigateur. Si jamais votre ordinateur coupe brutalement, votre navigateur restaurera automatiquement la session quand vous le rouvrirez.

Voilà ! Grâce à quelques petites fonctionnalités de votre navigateur, vous pouvez consulter vos pages et sites favoris sans passer par les moteurs de recherche, préservant un peu mieux votre vie privée. Cela n’est possible cependant qu’à condition d’utiliser un logiciel libre qui ne récupérera pas vos préférences.

Critique de la culture et de l’Internet libres : entre élitisme et fanatisme

Nul système créé par l’Homme n’est parfait et ne peut souffrir de la critique. La culture et l’Internet libres n’échappent pas à cette règle, mais il est intéressant d’étudier la sociologie des personnes critiquant ces concepts, souvent avec virulence, et surtout de voir quels sont les motifs de ces critiques.

Image du blackout de Wikipédia contre SOPA

La critique d’Internet et de la culture libre, les derniers vestiges d’une élite qui périclite et prône un nouvel obscurantisme (Wikimedia Foundation, DP)

Élitisme

Lorsque l’on se penche sur les critiques de l’Internet et de la culture libres de manière globale, on s’aperçoit qu’elles proviennent généralement des élites intellectuelles, détentrices incontestées du savoir pendant des siècles jusqu’à l’arrivée de la révolution culturelle du XXIe induite par la démocratisation d’Internet. Les critiques ne sont mues que par la simple idéologie de gens imbus du pouvoir qu’une série de diplômes obtenus à la suite de plusieurs années d’études leur a octroyé. Se croyant légitimes et supérieurs aux autres parce qu’ils ont faits des études, ils ne peuvent penser que la base populaire puisse avoir la même culture sans avoir dépensé un sou et ont eu l’opportunité d’apprendre par eux-mêmes.

La culture libre est bien ce symptôme hérétique suprême aux yeux de ces élites qui voient le savoir et la culture qui échappent non seulement à leur contrôle, mais qui en plus (ô grand crime !) sont désormais créés, diffusés et partagés par cette même base populaire. En plus de perdre le contrôle qu’elles avaient sur les masses, ces élites perdent aussi en grande partie leur raison d’exister : à quoi cela leur sert d’être dans ce monde si ce même monde se met à faire leur travail qui leur revient de droit (divin) ? Bien entendu, tous les membres de ces élites culturelles et du savoir ne sont pas dans cette catégorie et une bonne partie d’entre eux sont pour et accompagnent cette libéralisation du savoir et de la culture au plus grand nombre. Ces initiatives passent par la mise à disposition libre et gratuite de publications scientifiques, le recrutement de personnes passionnées par une discipline sans avoir de diplôme… Mais certains événements, comme la numérisation privée avec des fonds publics d’œuvres dans le domaine public accompagnée de copyfraud, montrent que cette catégorie de gens qui soutiennent le mouvement libre ne sont pas toujours aux commandes des institutions dont la mission initiale est de diffuser la culture et le savoir sans restriction, ni discrimination.

Inauguration de la salle Labrouste en juin 1868

Une élite au pouvoir contesté qui s’y accroche comme une moule à son rocher (H.Linton, DP)

Professionnalisme

Dans la continuité de cette pensée élitiste, le professionnalisme joue aussi un rôle important dans les critiques provenant de certaines disciplines. En effet, alors que les professionnels avaient un monopole relatif dans leur domaine, l’accessibilité des nouvelles technologies et la simplification juridique qu’offrent les licences libres permettent au public de faire ce que les professionnels faisaient eux-mêmes seuls il y a encore quelques années ; par conséquent, ces derniers se retrouvent avec des concurrents de taille qui leur feraient perdre des parts importantes de marché. Deux exemples assez emblématiques sont les milieux de l’encyclopédisme et de l’art.

Le modèle de Wikipédia et l’organisation du savoir qu’elle présente sont critiqués par les maisons d’édition d’encyclopédies traditionnelles. On note par ailleurs que certaines personnes critiquant Wikipédia avec virulence (et ce n’est pas forcement les encyclopédistes eux-mêmes) cherchent à faire porter le chapeau au site web de la fin des encyclopédies sur papier. En dehors de l’élitisme qu’il y a derrière ces types de critiques qui considèrent que les bouseux du peuple (selon leur point de vue) ne peuvent pas avoir autant de savoir qu’une petite élite ne représentant que 0,001 % de la population mondiale, il y a aussi une tentative de discrétisation dans les milieux littéraires par la généralisation d’un phénomène dont Wikipédia n’est en réalité qu’un des nombreux facteurs. La fin des encyclopédies sur papier est en partie due au succès de Wikipédia, qui est gratuite et offre un savoir équivalent dans certains domaines et couvre une gamme de domaines plus larges, mais aussi au fait que le coût d’acquisition d’une édition d’une encyclopédie papier est beaucoup trop onéreux pour le citoyen moyen (plus de 1 000 euros par édition complète), comparé à celui des éditions numériques où l’abonnement annuel ne dépasse pas les 100 euros dans la majorité des cas. Cependant, Wikipédia est considéré comme un concurrent dangereux par ces milieux professionnels plus ou moins liés à l’encyclopédisme et à la transmission du savoir et donc tous les moyens (même les plus pervers) sont bons pour l’abattre.

L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert dans les rayonnages du bureau du directeur de l'ENC

La fin des encyclopédies papier, un processus logique de l’évolution numérique de la société (Marie-Lan Nguyen, CC-BY 3.0)

Les licences libres sont aussi la cible de critiques très virulentes provenant des milieux professionnels de l’art. En effet, ces licences permettent à des particuliers de produire des œuvres parfois comparables à celles des professionnels, qui eux vivent de leur travail artistique. Une fois encore il y a mise en concurrence entre le modèle de libre partage des licences libres et le modèle ancien sous le régime du droit d’auteur et de ses restrictions. Enfermés dans leur dogme commercial et de rentabilité de leurs œuvres, les professionnels ne peuvent admettre qu’une personne tierce puisse acquérir et faire partager librement leurs œuvres sans que l’artiste ne touche une redevance. De fait, les acteurs de ces milieux professionnels artistiques se lancent dans des délires comme quoi les licences libres sont le mal absolu, une hérésie économique et financière qui amène à la décadence de leur profession et que les nouveaux artistes qui se tournent vers ces licences se font pigeonner par des consommateurs sans scrupules et des juristes malhonnêtes qui proposent ces licences. Ainsi, la libre diffusion des œuvres par des non-professionnels serait la cause de leurs difficultés à se faire publier. Une fois de plus il est beaucoup plus facile d’abattre celui qu’on voit comme un concurrent, plutôt que se remettre en question, car enfermé dans des dogmes d’un autre âge et périmés à l’ère du libre partage.

Nationalisme et anti-américanisme primaire

Chaque peuple possédant une identité culturelle la revendique et dispose donc d’une part de nationalisme, même si certains s’en défendent. Internet et la philosophie de la culture libre sont principalement issus des États-Unis qui exercent encore un rôle non-négligeable dans le fonctionnement du réseau. Internet est par essence un réseau mondial et la culture libre entend bien dépasser les frontières et être une philosophie concernant l’Humanité toute entière ; dans les élites culturelles et dans les pensées nationalistes, le fait qu’il puisse exister au sein de l’État et du peuple une entité perçue comme étrangère, car n’étant pas issue du peuple et n’étant pas contrôlée, est tout bonnement inacceptable. Internet étant un réseau mondial, décentralisé et sans que les états puissent y exercer un réel contrôle, il est donc inconcevable sur le plan nationaliste et culturel qu’il puisse exister dans notre vie quotidienne une chose que l’on ne contrôle pas et qui ne soit pas issue de notre peuple. Encore pire, elle permet de partager la culture et d’en recevoir une autre, le crime suprême ! Notre peuple voit sa culture partagée avec des étrangers et la voit défigurée par une culture étrangère et donc forcement inférieure.

Représentation de la nécessité de la conquête de l'Ouest au nom de Dieu aux États-Unis

Une culture nationale est toujours considérée comme étant supérieure et elle ne doit en aucun cas être polluée par les autres ; Internet est à l’encontre de cette pensée (John Gast, DP).

Par ailleurs, comme tout cela provient essentiellement des États-Unis (à la base), il ne s’agit que d’une expression de plus du soft power américain qui tente d’imposer leur culture et leur idéologie par tous les moyens, même les plus pervers. En ce sens, une partie du rejet d’Internet et de la culture libre par certains groupes de personnes sont le fruit d’un anti-américanisme qui leur fait oublier qu’avant d’être américain, Internet est mondial et que si certains peuples sont envahis par les projets américains, c’est peut-être aussi parce que ces peuples n’ont pas pris le train d’Internet au bon moment et que la libre création et la liberté d’entreprendre sur le réseau n’ont pas été assez soutenus par les gouvernements de leurs pays. Ainsi, la liberté d’entreprendre et d’innover s’est principalement concentrée aux États-Unis et cela explique la présence quasi-permanente de sites américains dans les services du réseau. Mais une fois de plus, crier au loup et au complot et toujours plus simple que de se remettre en cause.

Carte du nombre d'hôtes Internet par pays

Par l’absence de réactivité des gouvernements face à la révolution d’Internet, le réseau reste encore principalement centré sur les États-Unis (Powerkeys, DP)

Ultra-libéralisme

Une dernière idéologie à l’encontre des philosophies qui animent l’Internet libre et la culture libre est l’ultra-libéralisme économique. On pourrait penser que ces milieux se réjouiraient d’une philosophie partageant leurs valeurs et permettant la libre commercialisation des produits, mais ce n’est pas le cas. En effet, cette culture est tout d’abord basée sur le libre partage et la collaboration, ce qui va à l’encontre de la pensée ultra-libérale où c’est chacun pour soi et où tout s’achète et tout se vend. Ensuite, l’argent n’est pas au cœur des projets libres et n’est pas obtenu à partir des circuits économiques traditionnels, mais à partir de dons ; le modèle économique des projets libres est en réalité à contre-courant du modèle prôné par les ultra-libéraux.

Vue sur des pièces et billets de dollars

L’argent, une valeur centrale de l’ultra-libéralisme, mais pas de la culture libre (Administration américaine, DP)

Enfin, les valeurs de base des projets libres ne sont pas du tout les mêmes que celles des ultra-libéraux, car si l’argent et l’individu sont au centre de la pensée ultra-libérale, c’est l’Humain qui est au centre de la philosophie libre. Une telle connotation peut avoir des relents de communisme (l’ennemi juré de l’ultra-libéralisme) et certains n’hésitent plus à en faire le parallélisme ; à la seule nuance que la société Internet serait plus une société anarchique que communiste dans son fonctionnement. Mais cela n’a pas d’importance aux yeux d’hommes de pouvoir qui voient l’ordre établi par eux et pour eux bafoué par les citoyens qui se retrouvent dans le réseau qu’est Internet.

La culture libre et l’Internet libre ne sont pas exempts de défauts et peuvent être critiqués pour différents motifs tout à fait valables. On note cependant que les critiques les plus virulentes proviennent de gens qui voient leur pouvoir contesté par la philosophie animant ces notions ou qui ne partagent pas les valeurs de cette philosophie. Mais surtout, au fur et à mesure que les critiques avancent, elles plongent vers l’extrémisme qui se mue avec le temps en un fanatisme déraisonné où tout ce qui touche de près ou de loin à cette philosophie devient une cible à abattre prioritairement par tous les moyens possibles et imaginables, légaux comme illégaux, moraux comme immoraux. Cela peut paraître absurde, mais l’art de l’attaque et de la diffamation est toujours plus aisé que l’art de la critique, surtout lorsque les arguments manquent ou ne sont pas crédibles. Cependant, nous pouvons être sûr que la culture libre et l’Internet libre vont dans le bon sens grâce à ces fanatiques qui se mobilisent, car c’est lorsque les fanatiques s’en prennent à nous que nous sommes certains d’être sur la bonne voie.

Wine : l’ami de l’étudiant libre

Logo de Wine

Logo de Wine (TotoBaggins, licence GNU 1.2 et CC-BY-SA 3.0)

La plupart des logiciels spécialisés que nous utilisons quand nous sommes étudiants sont des logiciels conçus pour Windows avec l’extension .exe. Un problème vous pourriez dire pour une personne comme moi qui utilise Linux, mais c’est un problème qui se contourne facilement avec un logiciel nommé Wine.

Qu’est-ce que Wine ?

Wine est un logiciel libre, publié sous licence LGPL, permettant d’exécuter des programmes Windows sous d’autres systèmes d’exploitation, comme Linux ou Mac/OS. En grande partie conçu par une communauté de bénévoles (environ 50 % du code), une partie de son code est fourni et soutenu par des intérêts commerciaaux. Toujours en cours de développement (version actuelle stable : 1.4.1), il peut soutenir la plupart des programmes Windows ; le développement de Wine est l’un de plus longs de tous les logiciels libres, démarré dans les années 90, le projet Wine n’a vu la version 1.0 stable du logiciel sortir qu’à la mi-2008.

Avoir Windows sur Linux

Quel est l’intérêt d’avoir Wine sur Linux pour y faire fonctionner des programmes Windows quand je vous ai dit il y a quelques temps qu’il existe de nombreux logiciels libres performants plus ou moins spécifique que les étudiants peuvent utiliser ? Parce que la plupart des logiciels spécialisés utilisés par les étudiants ne sont théoriquement utilisables que sur Windows ; Wine permet donc de pallier ce problème pour les étudiants possédant Linux comme système d’exploitation, ou même Mac/OS.

Un outil de diversification

De plus, Wine permet de diversifier ses logiciels en ayant des logiciels libres tout en possédant des logiciels propriétaires très performants. La diversification des logiciels est notamment utile pour tout amateur ou futur professionnel en informatique qui ne sera pas toujours confronté à des logiciels libres ou à Linux ; bien comprendre l’informatique c’est aussi en connaître tous les aspects, même ceux qui ne correspondent pas à nos valeurs. La diversification des logiciels permet également une diversification des tâches pouvant être effectuées sur l’ordinateur, ce qui amène à une plus grande polyvalence de nos compétences et savoirs-faire en informatique.

Maîtriser un nouvel outil en informatique nécessite de s’entraîner régulièrement pour ne pas perdre la main. Pour prendre un exemple personnel, nous avons appris en TP d’informatique l’utilisation d’un logiciel nommé TriDraw permettant de réaliser des diagrammes de classifications sédimentologiques à partir de données extraites depuis un tableur. Bien qu’extrêmement simple à installer, ce logiciel ne marche que sous Windows (fichier .exe), ce qui n’est guère possible de faire sous Linux sans avoir Wine. À partir de Wine, je peux faire fonctionner ce logiciel sur mon ordinateur et ainsi m’entraîner à l’utiliser chez moi, et non pas attendre d’être dans une salle informatique de l’UFR pour m’entraîner sous Windows.

Wine permet de s’affranchir de la barrière que constitue l’absence de Windows pour certains logiciels. Bien que Microsoft semble prendre au sérieux le potentiel de Wine et tente aujourd’hui de développer des techniques pour empêcher l’utilisation de Wine sur ses nouveaux logiciels, je pense bien que Wine est aujourd’hui la meilleure alternative qu’un utilisateur libre puisse avoir pour bénéficier des quelques avantages à avoir Windows, aussi bien pour travailler que pour… jouer :D.

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Étudiants et logiciels libres

Il devient aujourd’hui de plus en plus difficile de se passer de l’informatique lorsqu’on est étudiant. Une bonne partie des travaux demandés sont effectués à l’aide de l’informatique, aussi bien en terme de support de rédaction qu’en terme de méthode de recherche (ne pas oublier cependant que les livres des bibliothèques universitaires sont aussi de très bons outils dont il ne faut en aucun cas se priver). Pour bien effectuer ces travaux, il faut aussi avoir les bons logiciels adaptés et de nombreux logiciels libres le sont. Les étudiants formant une masse fragmentée en une multitude de champs d’études, je ne présenterai que les logiciels libres de base que chaque étudiant devrait avoir.

La liste suivante n’étant pas exhaustive, n’hésitez pas à me faire part en commentaire d’autres logiciels que je n’aurai pas cité et qui vous paraîtraient utiles.

Pourquoi les logiciels libres ?

L’utilisation des logiciels libres confère de nombreux avantages par rapport aux logiciels propriétaires. Une grande partie des logiciels libres ont une qualité comparable, sinon supérieure, à celle des logiciels propriétaires. Ils présentent aussi l’avantage, pour la plupart, d’être simples à utiliser avec une interface relativement agréable. De plus, il existe des documentations bien détaillées rédigées par les créateurs des logiciels ; en cas de problème avec le logiciel, il est possible de se rendre sur un forum consacré au logiciel ou sur un forum de documentation Linux pour demander aux communautés comment résoudre le problème, et dans le pire des cas, signaler directement le problème au créateur qui pourra le résoudre dans des délais plus brefs que les logiciels propriétaires (ces derniers n’étant mis à jour que régulièrement selon un calendrier pré-défini). Bien entendu, les logiciels libres présentent aussi la particularité d’être librement et gratuitement accessibles.

Je parle bien entendu de logiciels de base (bureautique, infographie…). Pour des logiciels pointus, il est fort possible qu’il existe un plus grand nombre de logiciels propriétaires de meilleure qualité que certains logiciels libres (s’ils existent).

Logiciels communs

Par « logiciels communs », je parle de logiciel que tout étudiant, quel que soit son niveau et son champ d’étude, devrait posséder sur son ordinateur.

  • Logiciels de bureautique : certains logiciels de bureautique libres sont installés dans la plupart des universités (OpenOffice…) ; je recommande l’utilisation de LibreOffice, installé par défaut sur les systèmes Linux récents, il présente une grande simplicité d’utilisation (encore que je garde des réserves sur cette qualité pour le tableur Calc, la version 2003 d’Excel me paraît plus simple à utiliser), ainsi que quelques avantages qu’on ne retrouve pas toujours chez son cousin OpenOffice (ex : une plus grande richesse des thèmes d’arrière-plan sur LibreOffice Impress que sur OpenOffice Impress).
  • Navigateurs web : sans surprise je recommande Firefox qui présente une interface agréable personnalisable, avec une navigation assez intuitive entre les outils, ainsi que de bonnes garanties de sécurité (inutile de vous dire que je compare ces qualités à celle d’Internet Explorer qui a en plus le défaut d’être extrêmement lent, indépendamment du type de connexion à Internet) ; bien qu’il ne soit un logiciel libre, je recommande aussi Google Chrome qui possède les avantages de Firefox, mais certains sont améliorés (la vitesse de connexion entre-autres) ; pour les gens utilisant Linux, il existe Chromium, un navigateur open-source dérivé de Google Chrome.
  • Visionneurs de documents : si vous utilisez GNOME, je recommande le logiciel Evince qui permet de visionner un grand nombre de types de formats de documents (PDF, Postscript…) avec un nombre fonctionnalités intéressantes comparables à celle d’Adobe ; pour les utilisateurs de KDE, l’équivalent de Evince est le logiciel Okular qui présente également un grand nombre de fonctionnalité intéressantes, ainsi qu’une large palette de formats supportés.
  • Logiciels de compression : pour lire les fichiers compressés, les décompresser ou les recompresser, il existe de nombreux logiciels libres. Je recommande entre-autres 7-Zip pour sa polyvalence (utilisable sur tous les systèmes d’exploitation) et Ark (KDE) pour les utilisateurs de Linux.

Logiciels spécifiques

  • Arts : pour les étudiants confrontés à un texte en latin sans avoir de dictionnaire et de connexion internet, vous avez la possibilité d’installer le Gaffiot en ligne directement sur votre ordinateur (à rechercher sur la logithèque Linux) à partir d’un programme nommé « Felix » qui affichera un scan de la page où est situé le mot que vous cherchez.
  • Audiovisuel : ces logiciels peuvent être utiles à des étudiants débutants dans des études d’arts audiovisuels ou même de journalisme ; si vous souhaitez enregistrer ou modifier des fichiers audio, un logiciel très adapté aux débutants et aux amateurs est Audacity ; Kino est un logiciel intéressant pour effectuer des montages vidéos ou des films (débutants et amateurs) de part la qualité et la précision de ses fonctionnalités, qui sont en revanche un peu complexes à prendre en main au départ.
  • Développement web : connaître les codes web et savoir les maîtriser est une nécessité pour les étudiants en informatique, mais est également très utile pour les autres ; le logiciel Kate (KDE) est un éditeur de texte polyvalent, car destiné en partie à la programmation (il peut également lire des fichiers textes), il peut prendre en charge les codes HTML, CSS, JavaScript, PHP… ; un autre éditeur de texte libre très bien conçu et simple à utiliser, mais uniquement destiné à Windows, est Notepad++ ; deux autres éditeurs de texte à signaler, car très courants sur les systèmes UNIX et compatibles avec un grand nombre de plate-formes (dont Windows et Mac) : Emacs et Vim. Pour la programmation en PHP, je recommande l’utilisation de Joomla!, car sécurisé, multiplate-forme et facilité d’interaction avec la communauté d’utilisateurs.
  • Infographie : une gamme de logiciels qui est destinée à tous les étudiants devant effectuer des travaux de création ou de modification d’images dans le cadre de leur travail (rapports scientifiques, thèses…) ; pour la retouche d’images, je vous conseille d’utiliser le GIMP, facile à utiliser, qui dispose de nombreuses fonctionnalités et qui peut supporter une très large palette de formats d’images ; pour la création de panoramas à partir de l’assemblage de plusieurs images, je recommande un logiciel simple à utiliser, mais très puissant nommé Hugin, il permet d’effectuer de nombreux traitements de mise en forme des diaporamas créés ; pour le travail sur des schémas vectoriels, je recommande le très célèbre logiciel de référence Inkscape ; enfin, si vous faîtes de la 3D, notamment avec des animations, je recommande un logiciel puissant et très complet (modélisation, animation, rendus…), utilisé dans l’industrie du cinéma pour les effets spéciaux : Blender.
  • Sciences et ingénierie : les logiciels développés en science et en ingénierie sont nombreux et très variés, mais la répartition du nombre de ces logiciels développés selon les matières est inégale. En chimie, il existe de nombreux visionneurs de molécules, ainsi que de tableaux de classification interactifs ; tous ces logiciels sont à retrouver sur l’utilitaire chimique de GNOME. En biologie, les logiciels sont très variés : on y trouve des visionneurs de molécules (Sequin…), des logiciels graphiques de traitement de données diverses, des simulateurs de vie ou d’évolution (Achilles, Avida…)… ; la plupart de ces logiciels n’ayant pas de site web explicitement indiqués, je n’ai pas pu y mettre de liens. En électronique, on trouve des logiciels de création ou de simulation de circuits électriques ou électroniques (Eagle, TKGate…), des calculateurs de couleur de résistance (gResistor…). En mathématiques, il existe des logiciels de traitement et d’analyse de données statistiques, des générateurs de fractales (Fraqtive…), des logiciels de calculatrice… a citer un logiciel très utilisé : GeoGebra. Bien d’autres logiciels existent, mais tous les citer prendrait une éternité.

Autres conseils

Pour ce qui est des systèmes d’exploitation, je ne ferai que conseiller d’utiliser celui qui est le mieux adapté à vos besoins et à vos envies. Mac/OS est très utile si vous faîtes beaucoup d’infographie, Linux et ses dérivés permet surtout de travailler de manière polyvalente avec des outils et des logiciels libres plus ou moins puissants, mais la plupart des logiciels pointus et spécifiques de qualité ont été créés pour Windows (à utiliser également si vous êtes un grand joueur :D). N’oubliez pas cependant que Linux est constitué de divers systèmes d’exploitation, certains ont été créés pour des besoins particuliers de travail (ex : Edubuntu pour l’éducation) ; si vous installez un système Linux, vérifiez s’il correspond le mieux à vos besoins, car chaque système dispose d’une panoplie particulière de logiciels différents destinés aux usages de l’utilisateur.

Pour la communication instantanée, pour par exemple pouvoir travailler en collaboration directe, vous pouvez utiliser l’IRC directement, plutôt que passer par des logiciels comme MSN. La connexion directe à l’IRC vous évite d’être confronté à des pubs et à des cookies et l’accès est rapide, facile, gratuit et n’a aucune nécessité d’inscription (l’inscription étant conseillé si vous êtes un utilisateur régulier). Pour accéder à l’IRC vous pouvez utiliser les webchats des différents serveurs IRC ou bien installer un client IRC (logiciels libres).

En conclusion, les étudiants (et les particuliers aussi) ont une large gamme de logiciels libres pouvant correspondre à leurs besoins en matière de travail autant que les logiciels propriétaires. Je me pose d’ailleurs la question : pourquoi les universités se ruinent dans des systèmes d’exploitation payants quant elles peuvent avoir des systèmes libres et en open-source ?