Accéder à un site web en se passant des moteurs de recherche

Ce tutoriel a été réalisé avec Firefox 20.0

Si la NSA s’est intéressée aux géants du web, c’est parce qu’ils détiennent de nombreuses données sur les internautes. La plupart de ces données sont les requêtes envoyées aux moteurs de recherche qui en disent long sur nos centres d’intérêts, nos goûts, mais aussi nos fournisseurs et bien d’autres choses. En quelques mots-clés, vous pouvez étaler votre quotidien et votre personnalité de manière encore plus détaillée que sur Facebook ou Twitter, et ce à votre propre insu. Les pratiques actuelles font que beaucoup d’internautes sont entièrement dépendants des moteurs de recherche lorsqu’ils cherchent à accéder à un site web qu’ils connaissent, alors qu’il existe des moyens autant efficaces dans leur navigateur.

Vos requêtes en disent long sur vous

Lorsque vous entrez un ou plusieurs mots dans la barre d’un moteur de recherche, celui-ci fait bien plus que vous afficher des résultats, il enregistre au passage l’objet de vos requêtes à des fins diverses (publicités, affinement futur des résultats…). Certes, il ne faut pas non plus abandonner totalement leur usage, mais il faut le limiter dans la mesure du possible. Une pratique qui est relativement courante est d’utiliser les moteurs de recherche pour accéder à des sites que les internautes consultent régulièrement. La conséquence est que le moteur de recherche enregistre que vous demandez souvent des requêtes autour de certains thèmes, il peut dès lors en conclure vos centres d’intérêts et disposer par conséquent d’informations personnelles et privées que vous ne vouliez pas nécessairement transmettre à un tiers.

C’est sans grande importance diriez-vous. Sauf que vous ne savez pas ce que l’organisation à laquelle appartient le moteur de recherche va faire de vos données ; elle peut très bien les vendre, les transmettre à des services secrets étrangers… Bref, elle peut en faire ce que bon lui semble. Ces informations qui étaient privées et personnelles deviennent publics et n’importe qui pourrait potentiellement y avoir accès. Quelques requêtes sur un moteur de recherche peuvent être plus révélatrices d’une personnalité qu’une mise sur écoute. Comment contourner ou limiter les effets de ce problème ? En utilisant des fonctionnalités internes à votre navigateur (notez que ce qui va suivre ne marchera pas si vous utilisez Chrome ou Internet Explorer).

La barre d’url et l’historique de navigation

Grâce à l’historique de navigation et à son cache, votre navigateur se souvient des sites que vous avez consulté (sauf si vous étiez en mode de navigation privée ou que vous avez supprimé votre historique et votre cache). Une première méthode, qui est un peu barbare, est l’utilisation de la barre d’url (la barre où s’affichent les adresses des sites web) où vous pouvez soit entrer le début de l’adresse du site que vous avez consulté (si vous vous en souvenez) ou bien entrer le nom du site ou le titre des pages que vous avez consulté, le navigateur vous affichera alors des propositions de pages web. Ces propositions varieront selon les termes et la précision des url que vous entrerez dans la barre.

Une autre méthode plus conventionnelle est l’utilisation de l’historique de navigation (Historique > Afficher l’historique). Dans cet outil, vous pouvez retrouver les pages et sites que vous avez déjà consulté soit en consultant la liste chronologique, soit en tapant le nom du sites ou des termes présents dans le nom des pages web dans la barre de recherche de l’historique qui vous affichera les pages qui contiennent les termes rentrés (dans leur titre ou leur url). Si vous utilisez la liste chronologique, ne perdez pas de vue que consulter une page web la fera remonter dans la liste chronologique ; par exemple, si vous avez consulté une page le mardi et que vous la consultez de nouveau le mercredi, il vous faudra la chercher dans la liste du mercredi si vous souhaitez la consulter de nouveau le jeudi.

Les marque-pages

Si certaines pages sont intéressantes, mais que leur url ou leur nom est trop complexe ou que vous avez la flemme de passer par l’historique, vous pouvez demander à votre navigateur d’enregistrer cette page dans vos marque-pages. Pour ce faire, il suffit d’aller dans le menu Marque-pages et de cliquer sur le bouton Marquer cette page ; la page que vous êtes alors en train de consulter sera enregistrée dans l’arborescence de vos marque-pages. Pour vous y retrouver, n’oubliez pas d’organiser vos marque-pages en différents dossiers pour éviter d’avoir à terme une liste de dizaines de pages désorganisée dans votre menu des marque-pages. Pour vos sites favoris, vous pouvez même les enregistrer dans votre barre personnelle, ce qui fera apparaître des boutons en lien vers ces sites dans la barre située sous la barre d’url.

Une autre fonctionnalité qui s’apparente aux marque-pages est la page Nouvel onglet où vous pouvez lister vos sites favoris. En cliquant sur le bouton avec un + situé à la droite de vos onglets, vous ouvrez un nouvel onglet avec un menu (s’il est activé) de 9 cases où apparaissent les pages que vous avez consulté le plus fréquemment. Les pages présentes dans ce menu changent au gré de leur nombre de consultation, mais vous pouvez épingler certaines pages dans ce menu pour qu’elles apparaissent systématiquement lorsque vous ouvrez un nouvel onglet. Pour cela, il vous suffit de placer votre souris sur la case où est présente la page qui vous intéresse ; deux boutons s’affichent dans la case, une croix en haut à droite et une épingle en haut à gauche. Si vous cliquez sur la croix, la page sera supprimée du menu ; si vous cliquez sur l’épingle, la page restera à son emplacement à chaque fois que vous ouvrirez un nouvel onglet, quel que soit son nombre de consultations.

La restauration de session

Vous effectuez un travail en utilisant plusieurs sites web simultanément dans différents onglets et vous devez l’interrompre pour une raison quelconque ? Vous ne savez pas comment faire pour conserver tous vos onglets, car vous avez consulté pleins d’autres sites entre-temps et que les sites que vous utilisez sont noyés dans votre historique ? Il existe une solution simple et efficace. Il vous suffit de fermer votre navigateur en laissant tous les onglets ouverts, le navigateur vous demandera si vous souhaitez fermer tous les onglets en même temps, cliquez sur le bouton Fermer les onglets. Lorsque vous reprenez votre travail plus tard, ouvrez votre navigateur comme d’habitude et cliquez sur le menu Historique ; là, vous avez la possibilité de cliquer sur un bouton Restaurer la session précédente qui restaurera tous les onglets qui étaient ouverts à la fermeture de votre navigateur. Si jamais votre ordinateur coupe brutalement, votre navigateur restaurera automatiquement la session quand vous le rouvrirez.

Voilà ! Grâce à quelques petites fonctionnalités de votre navigateur, vous pouvez consulter vos pages et sites favoris sans passer par les moteurs de recherche, préservant un peu mieux votre vie privée. Cela n’est possible cependant qu’à condition d’utiliser un logiciel libre qui ne récupérera pas vos préférences.

Test de l’outil de modification iD d’OpenStreetMap

Suite à un petit souci de mise à jour de Java sur mon ordinateur, je n’ai pour l’instant plus la possibilité de contribuer à OpenStreetMap avec le logiciel JOSM. Par conséquent, je suis forcé de réutiliser les outils de modification directement inclus dans le navigateur. Je me suis donc remis à l’usage de Potlatch 2, mais j’ai aujourd’hui procédé au test du nouvel outil de modification intégré au navigateur nommé iD.

Utilisation de coordonnées GPS

Avant de parler du test de iD, je vais rapidement revenir sur l’utilisation de coordonnées GPS sur des structures récentes qui ne sont pas encore répertoriées sur les cartes ou les images satellites. Comme je l’avais indiqué dans mon billet du 16 avril, j’ai testé cette méthode pour insérer les nouvelles structures de la gare de Besançon-Viotte sur OSM. Je passerai le fait que certains employés de la SNCF m’ont regardé un peu bizarrement à me voir aller d’un bout à l’autre d’un quai à une heure où il n’y avait aucun train en partance ou à l’arrivée. Mes observations couplées aux coordonnées GPS enregistrées et aux images satellites sur OSM qui datent d’une époque où les travaux avaient déjà démarrés m’ont permis d’insérer la voie F et son quai, ainsi que le parking nord de la gare, avec une assez bonne précision. Même si les coordonnées n’étaient pas précises au mètre près, elles le furent suffisamment pour avoir une bonne idée de la position et de la surface couverte par ces nouvelles structures. Le travail de terrain permet bien d’effectuer un travail plus précis que si on utilisait uniquement les images satellites anciennes en se fiant à une idée grossière pour carter les structures récentes.

L’outil iD

L’outil iD est le nouvel outil de modification d’OpenStreetMap, inséré depuis le 7 mai 2013. Comme Potlatch 2, il permet de modifier la carte OSM à partir d’images satellites, mais contrairement à son collègue qui utilise la technologie Flash, il utilise la technologie Java. iD dispose d’outils très intéressants qui permettent d’éviter certaines fausses manœuvres qui sont assez courantes avec Potlatch 2, notamment l’ajout d’un nouveau point non désiré. Avec iD, il faut désormais obligatoirement passer par un bouton nommé « point » ; ce même outil permet un ajout beaucoup plus intuitif de points isolés par rapport à Potlatch. Pour ajouter des lignes ou des polygones, les deux outils sont désormais indépendants (dans Potlacht, il faut former une boucle pour créer un polygone), ce qui rend la création beaucoup plus simple. Une particularité de iD est également l’existence d’un zoom minimal pour modifier la carte ; si votre zoom est trop faible par rapport à ce zoom minimal, la carte satellite apparaîtra juste et l’outil indiquera un bouton qui vous amènera directement vers le zoom minimal. Une autre qualité de iD est le zoom maximal de la carte satellite qui est plus élevé par rapport à Potlatch, ce qui permet d’effectuer des modifications plus fines. Enfin, iD est traduit en français, contrairement à Potlatch 2 qui encore majoritairement en anglais.

Fenêtre de modification de la carte OpenStreetMap avec iD

Fenêtre de modification de la carte OpenStreetMap avec iD (Harry Wood, CC-BY-SA 2.0).

Défauts de iD

Malgré les progrès de iD par rapport à Potlatch 2, il présente cependant des défauts non négligeables qui peuvent être déterminants dans le choix de l’utilisation de ces deux outils. Un premier défaut est son poids graphique ; iD est beaucoup plus lourd que Potlacht 2, ce qui en fait un outil difficilement utilisable pour des ordinateurs disposant d’une capacité graphique limitée. Il est par ailleurs fortement déconseillé de consulter un site lourd (par exemple, un site utilisant la technologie Flash) et/ou d’utiliser des logiciels prenant beaucoup de mémoire RAM durant l’utilisation de iD (conseils à mettre déjà en pratique si vous utilisez Potlatch 2). Si iD est plus simple que Potlatch pour modifier physiquement la carte (ajouts ou modifications de lignes, de points ou de polygones), il est en revanche moins intuitif pour donner des attributs précis aux différents objets. En effet, iD permet d’indiquer les grandes catégories les plus courantes sur les objets, mais si vous voulez donner des propriétés ou des catégories un peu plus spécifiques, vous devrez directement utiliser les clés et les valeurs (ce qui correspond aux modifications avancées dans Potlatch 2). Cependant, iD présente l’avantage d’indiquer les deux modes de modification (simple et avancé) dans un même onglet, tandis que Potlatch les sépare en deux onglets distincts.

Un autre défaut assez important est que iD ne prend pas en compte les groupes de modification. Quand vous faîtes des modifications avec Potlatch ou JOSM, elles sont intégrées dans un même groupe de modifications qui reste ouvert aussi longtemps que vous travaillez. Avec iD, un clic sur le bouton « sauvegarder » correspond à un groupe de modification, quand sur les autres outils un groupe était constitué de plusieurs sauvegardes successives. Sur un travail en informatique, il est conseillé de sauvegarder régulièrement, mais si on suit cette règle indispensable sur iD, vous vous retrouvez avec une suite de groupes de petites modifications à votre nom dans l’historique là où les autres outils n’auraient indiqués qu’un seul groupe. L’avantage peut être de voir plus précisément comment la carte a été modifiée, mais présente le gros inconvénient de surcharger l’historique et dope le nombre de modifications de l’utilisateur.

Au final, iD est un outil qui est surtout destiné aux utilisateurs confirmés d’OSM, mais qui permet de faire une bonne transition entre Potlatch 2, plus adapté aux débutants, et les outils plus professionnels comme JOSM.

Comment faire respecter ses droits d’auteur sous licence libre

Publier ses œuvres sous licence libre afin d’en permettre une diffusion libre et gratuite est un acte honorable, mais il ne faut pas oublier derrière que licence libre ne rime pas avec copie sauvage et que les conditions des licences libres vous protègent en tant qu’auteur. Certains copient des œuvres sans créditer les auteurs par simple ignorance du droit d’auteur, mais d’autres le font par méconnaissance du principe de la licence libre, voire par mépris. Il existe plusieurs astuces pour permettre une créditation correcte de vos œuvres par des personnes tierces.

Utilisation des métadonnées

Lorsque vous publiez un fichier, vérifiez d’abord ses métadonnées et ajoutez les paramètres qui manqueraient. Qu’indiquent les métadonnées d’un fichier ? Son auteur, sa licence, sa date de conception, sa date de mise à jour… Des informations vitales pour identifier l’auteur d’un œuvre et connaître la licence de diffusion. Si une personne reprend l’une de vos œuvres sur son site personnel, mais qu’elle a le culot de se déclarer auteur de l’œuvre, les métadonnées du fichier original sont dans l’image et permettront l’identification de l’auteur réel de l’œuvre.

Dans la prolongation de l’utilisation des métadonnées, vous pouvez aussi citer le nom de l’auteur et le type de licence directement sur l’œuvre ce qui fera que votre nom est définitivement associé à l’œuvre et toute réutilisation frauduleuse serait alors détectée par le premier lecteur venu.

Ces astuces sont bien sûr limitées. Une personne malveillante peut par exemple modifier les métadonnées d’un fichier avant de le publier sur son site ou procéder à un traitement d’image pour effacer le nom sur le fichier. Vous pouvez cependant rechercher assez facilement comment vos œuvres sont réutilisées sur le web.

Rechercher sur Google Images

Pour savoir si votre œuvre est réutilisée autre part sur le web, vous pouvez utiliser une fonctionnalité très intéressante de Google Images. Cette fonctionnalité consiste à faire une recherche d’images semblables à celle que vous avez créée ; pour l’utiliser, il faut suffit de glisser votre image dans la barre de recherche de Google Images qui l’intégrera et vous indiquera l’intégralité des sites web contenant votre image ou des images très semblables. Un outil idéal pour repérer où et comment votre œuvre est réutilisée.

Utiliser la loi

Si une personne viole votre droit d’auteur, la première chose à faire est d’abord de contacter le webmaster du site avec un message courtois (n’oubliez pas que tous ceux qui violent le droit d’auteur ne le font pas en pleine connaissance des conditions des licences) afin de lui demander de faire respecter la licence de votre œuvre sur son site. En cas de non-réponse prolongée, n’hésitez pas à envoyer des messages de rappel si rien n’a été fait. Au bout d’un délai prolongé, vous pouvez faire jouer la loi qui vous protège en tant qu’auteur contre les réutilisations sauvages, car à défaut de préjudice financier, il y a préjudice moral. Mais c’est un cas extrême où on arrive rarement, peu de personnes souhaitent avoir affaire avec la justice quand on peut régler l’affaire à l’amiable.

Licence Creative Commons
Cette œuvre de Juraastro est mise à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution – Pas de Modification 3.0 non transposé.

Comment débuter sur OpenStreetMap en France

Logo d'OSM

Logo d’OSM (OpenStreetMap, CC-BY-SA 2.0)

Projet de cartographie mondiale libre créée collaborativement par une communauté d’utilisateurs anonymes, OpenStreetMap (abrégé en OSM) est aujourd’hui un projet du monde libre qui fait autorité dans son domaine, après 9 ans d’existence (créé en 2004). Si la plupart des villes et bourgs du monde sont bien couvertes avec une exactitude relativement bonne (les améliorations encore possibles étant plus de l’ordre du détail que seuls les perfectionnistes dans mon genre iraient modifier XD), de nombreux villages des campagnes sont encore peu ou pas du tout traité, dans certains cas, seuls leur nom est indiqué au milieu de nulle part sur un fond qui n’attend plus qu’à être complété.

Étant un projet libre, il vous est très facile de contribuer à OSM si vous avez quelques notions en cartographie et si vous maîtrisez un peu l’anglais, et vous pourrez ainsi améliorer le traitement cartographique de votre village, quartier, département ou même de votre région préférée ! Je vous indiquerai via ce billet quelles sont les astuces et les meilleurs outils pour débuter sur OSM, et particulièrement avec un éditeur assez complexe, mais très complet nommé JOSM. Cependant, pour contribuer à ce projet, vous devez impérativement créer un compte. Avant de modifier une carte, n’oubliez pas non plus de vous renseigner sur le wiki de documentation.

L’éditeur

Modifier une carte d’OSM nécessite de passer par un logiciel spécialisé créé pour OSM que l’on nomme l’éditeur. Il existe deux grands types d’éditeurs : l’éditeur interne et les éditeurs externes. Si vous débutez complètement dans la contribution à OSM, je vous conseille d’abord d’utiliser l’éditeur Potlatch 2 qui est l’éditeur interne intégré au navigateur. Ce logiciel fonctionnant en flash et étant d’autant plus lourd si la carte possède beaucoup d’objets, je vous conseille de limiter au maximum d’ouvrir en même temps d’autres applications en flash sur votre navigateur, au risque de voir le plugin planter, et par conséquent de perdre toutes vos données non enregistrées sur OSM. Malgré ce défaut (qui dépend en grande partie de votre navigateur, donc fortement déconseillé aux utilisateurs d’Internet Explorer et aux navigateurs ne supportant pas le support Adobe Flash), Potlatch est un excellent outil pour démarrer la modification sur OSM de par son interface d’édition en WYSIWYG (vous voyez directement le résultat de vos modifications, comme sur un logiciel de traitement de texte de type Word) et aussi par un balisage prêt à être configuré, couplé à une aide claire.

Si vous souhaitez travailler de manière plus « privée » (avec Potlatch 2, vous travaillez sur Internet directement à partir d’une interface web), vous pouvez aussi utiliser un éditeur externe qui est un logiciel que vous installez sur votre ordinateur, ce qui a l’avantage de vous permettre de sauvegarder vos données sur votre disque dur, contrairement à Potlatch 2. Les deux principaux éditeurs pour OSM sont Merkaator et JOSM qui peuvent aussi bien être installés sur Linux que sur Windows ou Mac/OS. N’utilisant pas Merkaator, je ne peux que vous recommander de lire sa page de documentation. JOSM est quant à lui un logiciel fonctionnant sous Java, ce qui implique d’avoir Java d’installé sur son ordinateur pour le faire fonctionner. JOSM se démarque par une interface WYSIWYM (opposé du WYSIWYG) et est destiné à des contributeurs plus expérimentés. Cependant, l’utilisateur dispose d’un accès direct au code des différents objets et peut les modifier et les paramétrer en détail. Ce logiciel permet également de faire des tests ou encore de travailler à l’écart du serveur OSM sans qu’aucune des données sur lesquelles nous travaillons ne soit modifiée par un tiers durant ce laps de temps (les données étant importées sur l’ordinateur). Cependant, attention aux conflits de versions qui peuvent apparaître si un utilisateur a modifié la même zone que vous avant que vous ayez pu envoyer vos modifications, il vous faudra dans ce cas d’abord actualiser les données modifiées sur JOSM avant d’exporter les données que vous avez modifiées.

Outils intégrés

Prototype du plugin Cadastre-fr

Prototype du plugin Cadastre-fr (Pieren, CC-BY-SA 2.0)

De nombreux outils peuvent être utilisés pour modifier et améliorer précisément les cartes d’OSM. Le premier outil de base que l’on trouve sur Potlatch 2 est la vue aérienne qui se révèle être utile pour tracer des routes, des voies ou pour délimiter des zones de forêts ou encore des étendues d’eau. Pour rendre la carte encore plus précise dans la délimitation des bâtiments, dans le tracé des routes ou encore dans la délimitation des zones modifiées par l’homme est l’utilisation du cadastre français (attention aux éventuelles erreurs qui peuvent exister). L’utilisation du cadastre peut se faire sur JOSM à l’aide d’un plugin nommé Cadastre-fr ; ce plugin permet d’obtenir en fond les images numérisées du cadastre français et ainsi obtenir une très grande précision pour délimiter notamment les bâtiments et les différentes zones d’une ville ou encore des champs.

Outils annexes

En complément des outils intégrés, vous pouvez affiner vos modifications en utilisant des outils ou des sites externes gouvernementaux ou d’institutions spécialisées. Géoportail se révèle être très intéressant pour comparer les vues aériennes aux délimitations de zones du cadastre afin de faire correspondre au mieux les limites de zones comme des limites champs-résidence ou champ-forêt. Un site qui fait référence pour la délimitation et la désignation des zones d’occupation des sols est le site de Corine Land Cover, un programme européen destiné à cartographier l’occupation des sols en Europe. La plupart des zones d’occupation des sols en Europe délimitées sur OSM sont issues de la récupération des données des cartes de ce programme (la réutilisation de ces données étant libre tant que la source est citée). La précision de la délimitation de cette carte étant parfois un peu légère à l’échelle locale, je recommande d’utiliser cet outil en couplage avec Géoportail et le cadastre afin de délimiter le plus précisément possible les zones d’occupation des sols.

Enfin, tout dernier outil très utile et presque indispensable : la connaissance personnelle de la région que l’on cartographie.

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