Le cercle vicieux de la peur et de l’extrémisme

Internet. Un mot qui désigne un réseau dimensionnel et planétaire unique, mais qui a une connotation négative dans l’inconscient d’une partie des couches de la société. Pour certains, ce mot exprime l’ignorance et la bêtise, pour d’autres les réseaux sociaux et le narcissisme exacerbé, ou encore la domination américaine sur le monde… L’un des grands paradoxes du début de ce siècle est précisément l’Internet et la vision mitigée que la société en a.

Pourquoi ce réseau mondial et décentralisé, qui n’a pour seule raison d’exister celle d’être un lieu de libertés, d’échange et de partage à une échelle globale, peut-il être considéré de manière à la fois négative et aussi étriquée ?

La peur de la société

La première chose est que l’Internet, malgré lui, inquiète, voire même, fait peur. Tout d’abord, parce qu’il s’agit d’une chose peu connue, or l’être humain réagit à l’inconnu par la peur qui conduit souvent à l’agressivité. Alors que nous devrions faire preuve de curiosité et d’audace vis-à-vis du réseau, nous en avons peur et n’osons ne rien y faire, préférant laisser faire ceux qui s’y connaissent. Une chose qui est très dangereuse, car le refus de connaître une chose nous entête à mal la considérer, sans parler qu’une telle ignorance volontaire mène à la naïveté vis-à-vis des dangers qui peuvent aussi la caractériser.

Les élites détenant le pouvoir et le savoir ont également peur de l’Internet, car il est leur concurrent le plus direct et la remise en cause de leur pouvoir. À ce titre, ils font tout pour le dénigrer et alimenter les peurs et méconnaissance que nous avons vis-à-vis de l’Internet. Dans leur discours, le réseau mondial est au mieux un repaire de no-life acculturés, au pire, un réseau de criminels à mettre incessamment sous peu derrière les barreaux.

Quand la peur mène à l’extrémisme

S’inquiéter d’une chose peut mener à des chemins dangereux, parfois extrémistes. Et pour l’Internet, comme pour bien d’autres choses, ce constat est très flagrant. Il y a notamment l’extrémisme élitiste, qui consiste à attaquer systématiquement l’Internet et ses acteurs afin d’alimenter les peurs et la méfiance constante vis-à-vis du réseau. À leur prétendue lumière, ils opposent ce qu’ils considèrent comme étant une anomalie génétique dans leur monde parfait et conformiste. Ils font passer l’Internet pour un lieu dangereux, où les pires choses arrivent, tenu par des ignorants et des criminels en tous genres.

Les conséquences de cela sont l’arrivée de comportements extrémistes au sommet des structures étatiques qui tentent de contrôler l’Internet au nom de prétextes alimentés par ces peurs. Ainsi, le contrôle total de l’Internet serait nécessaire au nom de la lutte contre la criminalité et au nom de la sécurité nationale, comme si les cibles annoncées se baladaient dans la partie visible de l’Internet, alors qu’elles naviguent dans des zones plus sécurisées et bien plus secrètes, où l’internaute lambda n’y va jamais (ou alors y arrive par accident). Sans parler que derrière, l’état devient paranoïaque et considère tout humain présent sur l’Internet comme un criminel en puissance.

L’extrémisme des classes dominantes se produit lorsqu’elles s’aperçoivent que leur pouvoir est en train de leur échapper. Elles se montrent alors de plus en plus répressives pour tenter de rester sur leur trône qui leur revient (paraît-il) de droit divin. Cependant, le principe de la démocratie qui est l’un des fondements de l’Internet et de nos sociétés modernes est que ce soit le peuple qui décide de sa destinée, sans être conduit par une minorité prétendument supérieure. Cette minorité voit son pouvoir contester et lui échapper et personne ne la pleurera quand elle rendre ce qu’elle n’aurait jamais dû s’accaparer.

Internet : un univers infini

L’Internet est-il humain ou naturel ? La réponse pourrait sembler évidente, mais avec le temps, le réseau s’étend de plus en plus et nous en perdons le contrôle. Sa croissance est exponentielle et ses possibilités sont infinies ; nous pouvons l’utiliser comme bon nous semble sans autre contrainte que la technique et la morale. On parle souvent par analogie du cyber-espace pour désigner l’Internet ; il est vrai qu’il s’agit d’un espace, mais il est bien plus que cela.

Un multivers

Le réseau mondial qu’est l’Internet est plus qu’un simple média, c’est un univers à lui tout seul. Une caractéristique qui lui permet de rester indépendant tout en engendrant la méfiance envers lui-même, car considéré comme étranger, avec tous les fantasmes qui en découlent. Les caractéristiques propres de l’Internet font de lui un autre univers, avec d’autres référentiels, d’autres constantes fondamentales, d’autres lois… À ce titre, il rentre bien dans la théorie des multivers. En quoi est-il différent de l’univers dans lequel nous nous mouvons depuis près de 5 millions d’années ? Récapitulatif sous forme de tableau :

Univers Internet
Date de naissance 13,5 milliards d’années Années 60
Propriétés fondamentales Forces fondamentales Esprit humain et signaux électromagnétiques
Structures Galaxies, systèmes planétaires… Câbles, serveurs, ordinateurs…
Unités Distance (m), temps (s)… Distance et temps (ms)…

Comme tout univers, l’Internet n’a pas de centre et ne dispose pas d’une organisation hiérarchisée. Ses propriétés font qu’il est un univers réel purement humain et qu’il évolue naturellement selon la mentalité humaine, pour le meilleur comme pour le pire. On ne peut pas considérer l’Internet comme un simple média, c’est un non-sens total. Mais le fait qu’il soit un autre univers distinct de celui où se meuvent les êtres humains ne doit pas être un motif pour ne pas se soucier de son intégrité.

Une infinité

L’une des caractéristiques fondamentales d’un univers est son caractère infini. Les possibilités d’action sur l’Internet ne sont limitées que par la seule capacité technique. La technologie atteint de nos jours un tel niveau que l’on peut y inventer chaque jour de nouvelles applications ou de nouveaux concepts. La capacité de l’Internet à stocker et à faire transiter des informations est aujourd’hui infinie et permet d’y faire le meilleur comme le pire. Ce caractère infini est en réalité celui de l’esprit humain, qui a une capacité illimitée de pensée créative. À l’image de la pensée de l’Homme, l’Internet n’a ni début, ni fin, mais forme un ensemble extrêmement varié de choses et de pensées.

Il existe un semi-paradoxe à tout univers : malgré leur caractère infini dans l’espace, ils ne semblent pas l’être dans le temps. L’Internet vivra au moins aussi longtemps que les Hommes et pourra peut-être même leur survivre. Cependant, si l’on voit les différentes hypothèses sur l’évolution de l’Univers, on peut s’apercevoir que se sont les forces qui permettent de maintenir sa structure qui seront à l’origine de sa disparition. Il pourrait en être de même avec l’Internet, mais quand un tel événement pourrait-il survenir ? Réponse encore inconnue, même si les différents scandales de ces derniers mois nous permettent d’en deviner la cause probable.

11 janvier 2013 : le combat d’une vie interrompu par l’intolérance

Bougie de la mémoire

In memoriam Aaron Swartz (Matthew Bowden)

Beaucoup de gens oublient que nous ne devons pas l’Internet et les libertés qu’il procure aux grandes entreprises qui tiennent les sites web les plus visités au monde (en dehors de la Wikimedia Foundation). Si le réseau mondial nous permet d’y être libre, c’est grâce à des gens qui sont convaincus que nous avons le droit de partager librement notre culture et notre savoir avec n’importe qui et que nul état ou organisation ne devrait avoir un monopole exclusif sur leur conservation et leur diffusion.
Nous oublions parfois que nous combattons des gens rétrogrades, mais aussi dangereux qui n’hésitent à utiliser un appareil répressif extrêmement violent pour conserver leurs privilèges et leur monopole sur la culture et le savoir. Une violence telle qu’elle peut amener à la mort de ses victimes et ce fut le cas d’un des hommes les plus emblématiques en faveur de la culture libre, dont le combat de toute une vie est brutalement interrompu un funeste 11 janvier de l’année 2013 : Aaron Swartz.

Before I Leave This World et Armenian Soul, par Ivan Torrent ; deux musiques de circonstance en mémoire à Aaron Swartz

Un homme d’action et précoce

Né le 8 novembre 1986, à Chicago, Aaron Swartz fait partie de la catégorie des acteurs précoces de l’Internet libre, c’est-à-dire ceux qui ont consacré une partie de leur vie à ce combat dès leur jeunesse. Il fréquente et discute avec les pionniers de l’Internet dès l’âge de 14 ans, des gens qui deviennent rapidement ses pairs. Mis au défi par ces derniers, il participe de manière très importante à la conception technique du flux RSS, l’un des modes de diffusion des contenus web les plus utilisés aujourd’hui, notamment au sein des blogs et des sites d’actualités. Dans le même temps, il permet la réalisation technique des licences Creative Commons, imaginées en 2001 par le juriste américain Lawrence Lessig, et en développe même le concept.

Essentiellement un homme d’action, Swartz fait partie de ceux qui voulaient un libre partage de la connaissance à tous sans aucune restriction ou monopole. C’est ce combat qui allait lui coûter la vie, en se mesurant à l’un des systèmes judiciaires les plus répressifs du monde (à un tel point qu’il serait osé d’affirmer que les États-Unis sont un état de droit). En 2010-2011, il accède à la base de données JSTOR, qui recense plusieurs millions d’articles scientifiques, et en copie plus de 4,8 millions qu’il prévoit de diffuser par la suite. Arrêté en juillet 2011, il est poursuivit par le procureur des États-Unis et par le MIT (JSTOR n’ayant jamais porté plainte et s’étant même impliqué dans la défense de Swartz après qu’il ait déclaré que les documents téléchargés ne seraient pas publiés).

Aaron Swartz aux rencontres Wikipédia de Boston, en 2009

Aaron Swartz aux rencontres Wikipédia de Boston, en 2009 (Sage Ross, CC-BY-SA 2.0)

Considérant que partager c’est voler, la justice américaine s’est alors décidée à persécuter Swartz, dans le but d’en faire un exemple. Il est alors inculpé pour pas moins de 13 chefs d’accusation, dont la peine maximale était de 35 ans de prison assortie d’un million de dollars d’amende, soit une peine comparable à celle d’un meurtrier. L’acharnement de la justice était tel que le procureur aurait proposé un deal à Swartz (une pratique extrêmement courante dans le système judiciaire américain) : si le jeune homme plaidait coupable (encore aurait-il fallu trouver de quel crime il aurait été coupable), la peine de prison serait ramenée à 3 ans, mais il serait déchu de ses droits civiques. Une déclaration qui aurait dû avoir lieu au printemps 2013 au cours d’un procès devant une cour fédérale ; un procès qui n’aura jamais lieu : le 11 janvier 2013, Aaron Swartz se suicide par pendaison dans son appartement de New York. Il avait 26 ans et était promis à un grand avenir dans le monde de l’Internet et de la culture libre.

Victime d’un système judiciaire répressif et d’une idéologie rétrograde

L’acte d’Aaron Swartz nous rappelle que la lutte pour un Internet et une culture libres n’est jamais acquise à l’avance et que ceux qui s’y engagent se heurtent à une aristocratie du savoir et de la culture qui garde jalousement ce qu’elle détient comme un dragon garde son trésor. Nous voyons aussi que la révolution culturelle engagée par l’Internet engendre une panique au sein de cette aristocratie qui arbore des comportements extrêmes, avec notamment une grande intolérance vis-à-vis de ceux qui se mettent en travers de sa route.

À cela s’ajoute un système judiciaire extrêmement répressif dans un pays où la démocratie est une notion très fluctuante. Sans parler que les procureurs sont élus dans ce pays et que l’acharnement de la justice américaine était à la fois motivée par des considérations personnelles et idéologiques.

Aaron Swartz portant un tee-shirt aux couleurs de l'Electronic Frontier Foundation, en 2009

Aaron Swartz portant un tee-shirt aux couleurs de l’Electronic Frontier Foundation, le 11 janvier 2009 (Nick Gray, CC-BY-SA 2.0)

Aaron Swartz a rejoint la longue liste des personnes qui ont été sacrifiées sur l’autel de l’intolérance et de l’égoïsme. Mais son éthique et sa pensée resteront à jamais vivaces pour ceux qui voudront suivre ses traces et faire en sorte que la culture et la connaissance soient à jamais la propriété de l’Humanité toute entière.
Il a été un véritable enfant de l’Internet et restera à jamais dans le panthéon de ceux qui ont permis au réseau mondial d’être un lieu de liberté et d’échanges sans précédent.

Pour tous ceux qui veulent contribuer au partage de la connaissance et de la culture, que se soit pas le biais de Wikipédia (projet dans lequel Swartz était contributeur) ou quelconque autre moyen, qui veulent défendre un Internet libre et une culture libre et qui souhaitent défendre la vie privée des internautes face aux attaques des états et des intérêts privés, n’oubliez jamais Aaron Swartz ; il fait partie des grands hommes qui ont fait l’Internet que vous connaissez et il n’y aurait rien de plus honorable que de poursuivre son œuvre pour préserver ce joyau de l’Humanité.

Voir aussi

Internet et culture libre : le devenir des artistes professionnels

L’Internet permet le partage sans limites (ou presque) de toute information compilée sous forme de donnée. En ce sens, elle permet à de nouveaux artistes d’émerger et de se faire connaître, une chose qui aurait pu leur être bien plus difficile en l’absence du réseau. Ce dernier permet également à des artistes amateurs de pouvoir partager et diffuser leur art, une chose qui est perçue par certaines corporations d’artistes professionnels comme de la concurrence déloyale qui explique, avec le piratage, leur déclin. Dans un monde où l’Internet est de plus en plus présent, les artistes professionnels ont-ils encore un avenir viable ?

Artiste amateur et artiste professionnel

Être professionnel ou amateur n’est pas une question de qualification, de niveau ou même de talent ; traiter une personne qui s’y prend mal d’amateur relève du pur mépris élitiste. Alors que l’amateur exerce une passion durant ses temps libres, le professionnel en fait son mode de travail et sa principale source de revenus. Dans les deux cas, les artistes ont leurs œuvres protégées par le droit d’auteur, mais n’en ont pas toujours la même perception. On note souvent un attachement moindre au droit d’auteur (surtout au niveau du droit patrimonial) chez les amateurs, du fait qu’ils ne font qu’exercer une passion et utilisent les licences libres ou les licences de libre diffusion pour partager et diffuser leurs œuvres et utilisent massivement l’Internet pour cela. De leur côté, la plupart des artistes professionnels disposent de moyens de promotion à assez grande échelle mis à disposition par leur éditeur.

Vers une suprématie des amateurs ?

Le discours catastrophiste de certaines corporations d’auteurs nous fait croire que les artistes professionnels sont devenus une espèce en voie d’extinction. Une extinction qui, paraît-il, profitera aux amateurs qui produisent (forcément) un travail de moindre qualité, donc il y a aura disparition de la culture et blablabla… La réalité est tout autre. Il y a certes un fait indéniable : l’Internet a changé le rapport de forces entre les amateurs et les professionnels dans de nombreux domaines (et pas seulement l’art et la culture). Mais cela va t-il amener à la disparition des professionnels et à une régression culturelle ?

La réponse est non pour les deux points. Pour le premier, c’est non, car les artistes professionnels sauront s’adapter aux pratiques liées à l’Internet ; ceux qui sont menacés de disparition, ou du-moins de régression, ce ne sont pas les artistes eux-mêmes, mais ceux qui les publient et qui font leur promotion (ce sont par ailleurs eux qui tiennent le discours catastophiste indiqué ci-dessus). Le futur sera en réalité un monde où les amateurs et les professionnels seront sur un même plan (ça commence déjà à être le cas), sans organisation pyramidale liée à un mérite, un diplôme ou un label. Ce que les professionnels ont réellement perdu, c’est leur monopole relatif sur la production artistique diffusée à grande échelle.
Pour le second point, la réponse est également non, car la hausse de la valeur culturelle provient de la diversité et donc de la production de la culture par le plus grand nombre et non pas juste par une poignée de personnes enfermée dans des codes similaires qui tuent la diversité et mènent à la régression culturelle.

Changer le modèle économique de l’art

Cependant, si les professionnels ne changent pas de modèle économique, ils péricliteront de manière très sévère. Consacrer sa vie à un art ne doit pas devenir un parcours du combattant, mais rester un mode de vie tout à fait honorable (j’y reviendrais plus en détail dans un autre billet). Ce que les professionnels doivent faire, c’est tout simplement utiliser les mêmes méthodes que les amateurs, en s’appuyant sur l’Internet comme moyen de diffusion et de partage. Cela s’accompagnera aussi d’une réforme du droit d’auteur qui n’est pas un texte de liberté pour les utilisateurs, mais juste un texte qui accorde aux ayants-droits la liberté d’interdire, sans aucune limite. Si le droit d’auteur doit être un pacte d’équilibre entre les auteurs/créateurs et leur public, il ne doit pas être un texte de privilèges destiné à favoriser une minorité.

Un nouveau modèle économique dont le principe semble intéressant (mais avec lequel je ne suis pas entièrement en accord) est celui prôné par la théorie du partage marchand. Ici, l’auteur fixe une somme totale que rapportera son œuvre avec une régression progressive du prix au fur et à mesure que les ventes augmentent couplée à un remboursement des premiers acheteurs de sorte qu’au final, ils payent la même somme que les derniers acheteurs. Une fois le quorum atteint, Laurent Fournier, l’auteur de cette théorie, prône un passage direct dans le domaine public. Une chose qui n’est guère possible (toutes les juridictions n’incluent pas le domaine public du vivant de l’auteur, comme en France) et souhaitable, car les droits fondamentaux de l’auteur ne seraient plus respectés de son vivant. Il serait plus souhaitable que l’œuvre passe ensuite sous licence libre ou licence de libre diffusion.

C’est cependant un modèle économique intéressant qui permettrait un échange à la fois équitable pour l’auteur et le public ; le premier pouvant vivre de son travail et le second pouvant acquérir l’œuvre à bas coût et la partager par la suite.

6 janvier 2014 : un an de blog déjà

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Le temps passe relativement vite pour un homme, mais il semble bien plus long pour un internaute. C’est du-moins l’impression que j’ai lorsque je fais une petite rétrospective de l’année écoulée, car aujourd’hui le présent blog souffle sa première bougie. Mais si pour l’être humain qui tape sur le clavier de son ordinateur, la date de sa création remonte à hier, pour l’internaute qui tient ce blog, cela semble remonter à une éternité ; peut-être est-ce parce que l’année 2013 a été riche en événements sur l’Internet.

Si ce blog était à la base surtout destiné à parler des projets de la Wikimedia Foundation, il s’est rapidement retrouvé dans une spirale bien plus grande pour atterrir dans le vaste monde de l’Internet libre, de la culture libre et de leurs défenseurs. Plus que jamais, je destine ce blog à la défense de l’idée de culture libre et d’un réseau libre et indépendant de toute structure étatique ou supra-étatique.

À l’occasion de ce premier anniversaire, je me permet de faire un petit bilan rapide de mon activité sur ce blog au cours de l’année écoulée avec une chronologie et quelques statistiques. Ce 6 janvier 2014 n’est pas seulement la date anniversaire de ce blog, mais également celle de la CNIL, fondée le 6 janvier 1978, soit 35 ans avant la création du présent blog ; aussi, bon anniversaire à la CNIL !

Chronologie

Statistiques

Bilan

  • Articles publiés : 108 billets + 2 dossiers
  • Vues cumulées : 10 059
  • Visiteurs cumulés : 5276
  • Nombre de vues par visiteur : 1,91
  • Commentaires : 262

Consultations par pages et par jour/mois

  • Page la plus consultée : Wikipédia : crash journalistique pour Lyon Capitale (1er juin 2013)
  • Page la moins consultée : La culture : une notion sans loi (1er décembre 2013)
  • Consultations moyennes par page : 71,87 vues
  • Mois avec le plus de vues : Avril 2013
  • Mois avec le plus de visiteurs : Juin 2013
  • Mois avec le moins de vues : Décembre 2013
  • Mois avec le moins de visiteurs : Décembre 2013
  • Moyenne mensuelle de vues/visiteurs : 838,25 vues / 439,67 visiteurs
  • Moyenne quotidienne de vues/visiteurs : 27,56 vues / 14,45 visiteurs

Consultations par pays

Où êtes-vous principalement situés ? En Europe occidentale, en Amérique du Nord et en Afrique de l’Ouest.

  1. France : 8 116 vues (80,68 %)
  2. Suisse : 501 vues (4,98 %)
  3. Belgique : 310 vues (3,08 %)
  4. Canada : 241 vues (2,40 %)
  5. États-Unis : 156 vues (1,55 %)
  6. Maghreb : 120 vues (1,19 %)
  7. Reste du monde : 615 vues (6,12 %)

Après avoir fait ce bilan, quels sont les projets pour l’avenir ? Continuer à tenir ce blog bien entendu, car rien n’est encore fini. Dans les semaines qui suivent, je prévoie de publier un web-livre, librement téléchargeable, qui compilera les billets du présent blog, ainsi que des billets de mes collègues Calimaq et Desert de sel, à propos de la réforme du droit d’auteur.

À cette occasion, je rappelle de la Commission européenne a lancé une consultation citoyenne pour envisager une réforme du droit d’auteur à l’échelle européenne. J’appelle un maximum de citoyens de l’Union à répondre à cette consultation afin de permettre un premier changement qui permettra plus de justice dans le système du droit d’auteur, mais aussi pour empêcher un durcissement du droit en vigueur qui est également prévu dans le texte initial de la consultation.