L’effet Arte sur Wikipédia

Hier soir, Arte diffusait un reportage sur le pillage incontrôlé du sable dans le monde et les conséquences désastreuses géologiques et écologiques qu’il entraîne. En parallèle, l’article Sable sur la Wikipédia francophone a vu son nombre de consultations tripler avec un peu moins de 1 400 visites pour la journée du 28 mai, au lieu de 400 visites en moyenne par jour. Même constat sur la Wikipédia germanophone où l’article Sand a été consulté 963 fois contre une moyenne de 275 visites quotidiennes. En revanche, l’article de la Wikipédia francophone aurait bien besoin d’être amélioré à tous les niveaux et avec ce reportage, de nouvelles sources fiables et vérifiables existent désormais.

Par ailleurs, un article nommé Extraction de sable a été créé aujourd’hui sur la Wikipédia francophone.

La réforme du droit d’auteur

Le rapport Lescure remis ce mois-ci au Président de la République le montre, le droit d’auteur est aujourd’hui inadapté aux pratiques de l’Internet et doit en conséquence être réformé. Cependant, cette réforme doit se faire en faveur des citoyens, tout en permettant un respect des artistes, et non en faveur des grands lobbys qui se servent de la législation pour engranger un maximum d’argent aussi bien sur le dos des consommateurs que des auteurs.

Le droit d’auteur aujourd’hui

Dans la législation actuelle, l’auteur d’une œuvre jouit d’un droit de propriété exclusive qu’il peut opposer à tous sur ce qu’il créé. En droit français, ce droit de propriété est subdivisé entre les droits moraux, c’est-à-dire le fait que son nom soit rattaché à son œuvre et qu’il soit le seul détenteur du droit de divulguer ses œuvres, qui est un droit inaliénable et perpétuel, et les droits patrimoniaux, que l’auteur peut céder à des tiers par contrat, qui regroupent le droit de représentation et le droit de reproduction. La législation actuelle rend illicite toute reproduction ou représentation d’une œuvre sans le consentement de l’auteur ou des ayant-droits, qu’elles soient gratuites ou payantes ; cette condition est cependant inadaptée aux pratiques de l’Internet qui sont basées sur la notion de libre partage, ce que l’on nomme communément le piratage lorsqu’il est illégal.

Symbole du copyright

Le droit d’auteur est subdivisé entre les droits moraux et les droits patrimoniaux (Domaine public)

Pour endiguer le piratage, l’industrie de la culture a tenté de mettre en place aux États-Unis et en Europe des lois répressives à l’encontre des internautes, afin de les obliger à se tourner de nouveau vers l’offre légale, sous peine d’être considérés comme des grands criminels au même titre que les meurtriers. Fort heureusement, ces lois, nommées SOPA et PIPA aux USA et ACTA dans l’UE, ne sont pas passées grâce à la très forte mobilisation des internautes et des grands acteurs de l’Internet qui représentent un poids économique non négligeable aujourd’hui, et particulièrement aux USA. Malgré ces échecs, il existe déjà des mesures répressives à l’encontre du piratage, l’une des plus célèbres est la mesure française nommée HADOPI. Dans la logique actuelle, les citoyens qui ne payent pas sont des criminels en puissance qu’il s’agit de punir comme s’ils avaient commis un meurtre et s’ils avaient braqués une banque ; sachant que ces mesures ont été créées par et pour les grandes sociétés de la culture, comme les maisons de disque, qui pigeonnent aussi bien ceux qui achètent que ceux qui crééent les œuvres, c’est en réalité très logique : ceux qui ne fournissent pas de l’argent dans un système où tout s’achète et se vend sont des hérétiques.

Dépénaliser le libre partage et la libre adaptation non-marchands

Pourquoi est-il absurde de criminaliser le piratage ? Tout simplement parce qu’une mesure va se concentrer sur la principale méthode utilisée, mais les internautes ne sont jamais à court de ressources et trouveront toujorus un moyen pour contourner le problème. C’est ce qui se passe actuellement, le piratage qui se basait principalement sur le partage P2P périclite au profit de méthodes dont la traçabilité est très difficile comme le streaming et contre lesquels la législation ne peut rien faire. La majeure partie de ces échanges se font d’un citoyen lambda à d’autres citoyens lambda qui globalement ne cherchent qu’à partager librement des œuvres sans en tirer une quelconque rémunération. L’absurdité de la législation actuelle est justement qu’elle se concentre sur ce type de partage, négligeant le vrai piratage illégal qui est le piratage d’œuvres à des fins commerciales. Le rapport Lescure (page 30) va dans ce sens en proposant de réorienter la lutte contre le piratage vers la contrefaçon à des fins lucratives, sachant par ailleurs que le piratage non lucratif n’est pas la principale source de pertes dans l’industrie de la culture, contrairement à ce que les lobbys tentent de nous faire croire pour justifier la mise en place de lois répressives.

Un autre point sur lequel la réforme du droit d’auteur doit passer est aussi la dépénalisation des adaptations d’œuvres sous le droit d’auteur par des personnes tierces à des fins non marchandes. En effet, les outils numériques permettent aujourd’hui à n’importe quel citoyen de mettre en pratique sa créativité et de créer ses propres œuvres. Sachant que tout le monde ne dispose pas de talents pour tout faire soi-même, la plupart des personnes sont obligées d’utiliser des œuvres dans leurs créations. La législation actuelle les rend illégales tant que l’auteur ou les ayants-droits n’ont pas donnés leur accord ; sachant que la probabilité que ces personnes demandent une contribution financière au réutilisateur qui sera démesurée (surtout si l’œuvre adaptée est destinée à des fins de diffusion non-marchandes), nombreux sont ceux qui n’envisageront même pas de demander l’autorisation. Par ailleurs, il n’y a aucun préjudice envers l’auteur et les ayants-droits d’adapter une œuvre sans percevoir de l’argent. En conséquence, les adaptations d’œuvres faites par le citoyen à des fins non lucratives doivent rejoindre les dispositions d’exceptions au droit d’auteur, la seule obligation du citoyen sera de respecter les droits moraux de l’auteur de l’œuvre originale. Il s’agit également d’une piste proposée par le rapport Lescure (page 36).

Point également très important : inclure la liberté de panorama dans le droit français. Cela serait à la fois une liberté de plus acquise pour les citoyens, mais cela alignerai la France avec les autres pays de l’Union européenne, sachant qu’elle est l’un des derniers pays à ne pas avoir inclus la liberté de panorama dans sa législation.

Carte de la liberté de panorama en Europe

La France est l’un des derniers pays de l’Union européenne à ne pas avoir inscrit la liberté de panorama dans sa législation. Légende : rouge = pas de liberté de panorama ; jaune et vert clair = liberté de panorama sous certaines conditions ; vert foncé = liberté de panorama pour n’importe quelle œuvre. (King of Hearts, CC-BY-SA 3.0)

Mieux reconnaître les licences libres et pénaliser le copyfraud

La diffusion de la culture passe par les vecteurs aujourd’hui majeurs que sont les licences libres et le domaine public. Le droit français ne reconnaît encore à l’heure actuelle aucune licence libre, alors qu’elles prennent de plus en plus d’ampleur ; par ailleurs, la plupart de ces licences sont relativement bien adaptées au droit français. Les œuvres tombées dans le domaine public doivent être diffusées, ce qui passe par des opérations de numérisation pour utiliser Internet comme vecteur de diffusion, ce qui favorise à la fois la diffusion de la culture, mais aussi préserve les originaux conservés dans les bibliothèques nationales. Cependant, le domaine public doit être protégé et le copyfraud doit être pénalisé d’une peine suffisamment lourde pour être dissuasive, afin d’éviter des partenariats entre des instituts publics et des entreprises privées qui amènent à des copyfraud en faveur des entreprises privées ou encore éviter l’apposition d’un copyright sur les œuvres numérisées. La numérisation d’une œuvre dans le domaine public n’en est qu’une adaptation et contrairement à ce que l’on tente de nous faire croire à la BNF, cela n’entraîne pas la création de nouveaux droits. Il s’agit également d’une position prônée par le rapport Lescure (page 38).

Par ailleurs, la réforme du droit d’auteur serait facilité par une réforme de certaines licences libres. Je pense notamment à la licence Creative Commons qui dispose d’une clause nommé CC-BY-NC-ND qui permet un libre partage de l’œuvre en interdisant la réutilisation commerciale et l’adaptation. Sachant que cette licence irait à l’encontre d’une réforme du droit d’auteur en faveur des adaptations amateurs à des fins non marchandes, Creative Commons devrait supprimer cette clause associant l’interdiction de faire de l’utilisation commerciale et d’adapter l’œuvre. Par quoi la remplacer ? Par rien, ou plutôt, ceux qui voudront déposer leurs œuvres sous licence de libre diffusion devront choisir entre la CC-BY-NC ou la CC-BY-ND ; autrement dit, ils devront choisir entre interdire la réutilisation à des fins commerciales ou interdire l’adaptation.

Symbole de la licence CC-BY-NC-ND

La CC-BY-NC-ND doit être supprimée au profit de la CC-BY-NC ou de la CC-BY-ND (Creative Commons, CC-BY 3.0)

Mettre fin aux mesures répressives

Une dernière nécessité est de mettre fin aux mesures répressives à l’encontre des citoyens et de cesser de céder à des lobbys immoraux qui ne respectent ni le citoyen, ni l’auteur. La création de ces dispositifs ne sont là que pour permettre à de grandes sociétés d’engranger un maximum d’argent qui profitera d’abord aux actionnaires avant de profiter aux auteurs des œuvres. Si le rapport Lescure propose un progrès en assouplissant les mesures d’HADOPI (notamment la suppression de la coupure de l’accès à Internet), les réformes qu’il propose sont insuffisantes. La vraie réforme courageuse serait l’abolition pure et simple d’HADOPI et d’étendre à la justice et à la cyber-police la possibilité de traquer les vrais pirates, ceux qui violent le droit d’auteur à des fins lucratives, et de cesser de traquer les citoyens honnêtes qui ne font que partager. Le libre partage permet avant tout de découvrir et si jamais celui qui découvre un auteur apprécie ses œuvres, il est fort probable qu’il soit prit d’un certain respect envers lui et ira donc acheter ses œuvres. Bien entendu, la vraie grande réforme qui éviterait la situation actuelle serait de mettre à bas les multinationales voyous de la culture et de favoriser les labels indépendants.

Sources

5 ans sur Wikipédia, 5 ans sur Internet

Ce billet est particulier, car il est un bilan personnel de mon activité sur Wikipédia et Internet en général depuis 5 ans. En effet, le 24 mai 2008 je m’inscrivais sur Wikipédia sous le pseudonyme de Juraastro ; si mon activité s’est limitée à Wikipédia pendant les 3 premières années (elle représente cependant 80 % de l’activité totale de ces 5 années), elle s’est ensuite diversifiée et étendue à d’autres régions de l’Internet.

Sur Wikipédia

Comment suis-je arrivé sur Wikipédia ? Un peu par hasard figurez-vous. Je connaissais déjà le site comme une bonne partie des élèves à l’époque et je l’avais déjà parfois consulté lors de recherches documentaires. Je ne savais alors pas trop comment marchait Wikipédia, mais j’avais déjà lu encyclopédie, ce qui faisait que je la considérais au même rang que mon encyclopédie de référence de l’époque qui était Encyclopaedia Universalis. Durant la fin de l’après-midi du vendredi 24 mai 2008, en attendant de rentrer chez moi, je suis donc avec un ami au CDI de mon lycée qui décide de s’inscrire sur l’encyclopédie pour améliorer les articles relatifs à sa région. Il m’enjoint à m’inscrire également au site, mais je me montre un peu réticent face à cette opportunité, mais mon ami insiste. Le soir, je rentre chez moi et à 19h27 je décide de m’inscrire à Wikipédia sous le pseudonyme de Juraastro, qui est issu de ma localisation géographique et de ma principale passion de l’époque qui était l’astronomie. Quelques minutes après, je créé mon premier article sur un petit lac du Jura (qui était cependant un copyvio, la notion de droit d’auteur était alors pour moi quelque chose de très vague). Le 3 juin 2008, je créé ma page utilisateur.

Mes contributions de l’année 2008 sont principalement des corrections ou des petits ajouts de données dans les infobox d’articles concernant le Jura, ainsi que quelques petits ajouts dans quelques cadres du portail du département du Jura ; à cela s’ajoute la création de petites ébauches sur des lieux jurassiens. Le 13 octobre 2008, je créé mon premier article que je pourrai vraiment qualifier d’encyclopédique sur un massacre perpétré en Grèce durant la Seconde guerre mondiale. C’est à cette occasion que je découvre la nécessité de sourcer ses informations (chose qui n’est pas évidente quand on est novice) et que j’ai mon premier contact avec un wikipédien. Après cette création, mon activité décroit pendant quelques semaines. Le 17 janvier 2009, je participe pour la première à une procédure de page à supprimer avec un avis qui est assez différent de ma pensée actuelle, mais avec déjà l’exigence d’avoir d’autres sources que des articles de presse. La majeure partie de mon activité de l’année 2009 est la mise à jour des populations des communes du département du Jura, projet que je n’achèverai jamais vu que seules 3/5 des communes jurassiennes seront traitées. C’est durant cette année que je découvre également les wikiprojets et le système d’évaluation du projet Wikipédia 1.0, alors encore en fonctionnement à l’époque. Le 20 novembre 2009, je m’inscris au projet du service de parrainage actif, l’ancêtre du parrainage des nouveaux actuel.

Si durant les années 2008 et 2009, ma participation au projet est encore timide, elle devient beaucoup plus sérieuse à partir de décembre 2009 où je me lance à la fois dans l’accueil des nouveaux et dans la patrouille RC. En février 2010, je lance le wikiprojet des exoplanètes ; les jours qui suivent sont une longue succession d’évaluation des articles liés au projet. Le 26 février, je découvre l’utilisation de LiveRC pour la patrouille. La période de février à mai 2010 se résume à l’évaluation et à la création d’articles sur les exoplanètes et de catégories reliées au projet, à la création d’articles liés à Peter Gabriel et à la patrouille RC. Le 26 mars 2010, j’obtiens mon premier filleul ; fin avril 2010, deux autres filleuls arrivent. En mai 2010, je me reconcentre sur le Jura et la Franche-Comté et je commence à m’intéresser d’un peu plus près aux portails. Au cours de l’été cette année, je lance un petit projet de collaboration, un peu à la manière d’un wikiconcours, pour améliorer les articles relatifs au département du Jura, à cette occasion je me lance dans la refonte du portail du département du Jura courant juillet. En juillet-août, je me lance dans la rédaction de l’article sur la géologie du massif du Jura qui deviendra mon premier article labellisé le 3 septembre. Inspiré par le portail des Alpes et fort de mon expérience de refonte du portail du département du Jura, je créé le portail du massif du Jura le 7 août et dans la foulée, le projet du massif du Jura le 10 août. Comme pour le projet des exoplanètes, les semaines qui suivent sont consacrées à l’évaluation des articles reliés au projet du massif du Jura, à la création de nouvelles catégories et à l’apposition du bandeau du portail sur les articles liés. Ces contributions monotones sont parsemées de sessions de patrouille RC et de créations de quelques articles sur des sommets du Jura. En parallèle, je participe en tant que juré au wikiconcours de septembre 2010. À partir de novembre 2010, je commence à m’impliquer un peu plus dans la communauté avec mon premier conflit sérieux avec un autre contributeur, ainsi qu’une participation plus assidue aux désignations des administrateurs et aux décisions de pages à supprimer. Le 12 décembre, je m’inscris à l’atelier de lecture.

Bandeau du portail du massif du Jura

Le portail du massif du Jura est le tout premier portail créé (CC-BY-SA 3.0)

Le début de l’année 2011 reste assez monotone, mais elle est l’apogée de ma participation à la patrouille RC, avec une alternance des contributions entre le projet du massif du Jura et le projet des exoplanètes. La seule grande contribution de cette période sera la création du portail des exoplanètes, un peu moins d’un an après la création du wikiprojet. Je me lance dans la médiation de conflits en février ; la suite logique sera une candidature au 14e comité d’arbitrage en septembre de la même année qui se soldera par un échec. Pendant la première moitié de 2011, je m’implique plus dans la communauté wikipédienne avec des interactions plus fréquentes avec les autres contributeurs. Le 21 avril, je rejoins la rédaction du Wikimag. Suite à un accrochage dû à un conflit entre la communauté et une personne que j’avais décidé de prendre comme filleul et avec l’approche du baccalauréat dans la vraie vie, je prend un wikibreak total du 14 mai au 22 juin. Suite à mon retour, je décide de revoir mon implication dans l’encyclopédie et pour éviter de trop me disperser, je cesse ma participation à certains wikiprojets, à l’atelier de lecture et au Wikimag. L’été 2011 se résume à des contributions sur le massif du Jura et l’Égypte antique, la patrouille RC et la tentative de résolution d’un conflit. En septembre 2011, je me lance dans le projet ressuscité de l’aide et de l’accueil des nouveaux contributeurs. En octobre 2011, les contributions sont plus axées sur la ville de Besançon avec notamment la refonte du portail dans l’optique de le faire passer au label Portail de qualité. Fin octobre-début novembre, je me lance dans une grande phase d’amélioration d’un article sur un petit col jurassien qui sera labellisé Bon article le 16 novembre. La fin de l’année 2011 est consacrée à l’aide des nouveaux, la patrouille RC, la maintenance sur des articles et la clôture de plusieurs procédures de pages à supprimer. Au niveau création, je me lance dans la création d’articles sur des personnages de jeux vidéos. En décembre, je créé un faux-nez nommé Grand Lynx que je destine à la création et à la maintenance des pages portail et projet, ainsi qu’à l’évaluation des articles et à la demande d’un contributeur, je créé le portail du Bugey et son projet associé.

L’année 2012 démarre avec ma candidature au statut d’administrateur le 7 janvier qui aboutira à l’obtention du statut après les deux semaines de décision par la communauté. Le mois de janvier 2012 est également le mois record en terme du nombre de contributions (1 119), mais aussi en terme de durée de participation (il est l’un des rares mois où la participation couvre 100 % des jours du mois). À partir de février 2012, mes contributions commencent à s’axer vers la géologie ; en parallèle, ma participation à la patrouille RC directe diminue pour être remplacée par les actions administratives. Je tente à nouveau de participer au wikiconcours de mars 2012 en tant que juré, mais l’ambiance délétère entre certains contributeurs me force à démissionner. Début avril, je réorganise le projet de la Franche-Comté, le 15 avril j’amorce la refonte du portail de la géologie et je créé le portail de la police le 16 avril à la demande d’un contributeur. Le 1er mai, je lance le projet de la géologie, alors que la refonte du portail associé s’achève, ce qui aboutira à sa labellisation en tant que Bon portail le 12 juin. Suite à un dérapage et à un accrochage sur un article lié à la présidentielle de 2012, la communauté me retire mon statut d’administrateur à la mi-mai. Le 31 mai, je réintègre l’atelier de lecture. Les mois de juin et de juillet sont consacrés à l’amélioration d’articles liés à la géologie et au Jura, ainsi qu’à l’aide des nouveaux, avec un peu de patrouille RC et de maintenance. Fin juillet-début août, AM 23 et moi-même nous occupons de la refonte du système de parrainage qui sera soumise à la communauté et mise en place le 8 août pour aboutir au système actuel. Je participe en tant que concurrent avec Ludo29 au wikiconcours d’octobre 2012 pour désébaucher des articles relatifs au massif du Jura, mais le manque de temps nous oblige à abandonner. La période depuis octobre est rythmée par des contributions autour de la géologie, l’aide aux nouveaux, et parfois un peu de patrouille RC.

Autres projets Wikimedia

En parallèle de Wikipédia, je contribue également à d’autres projets de la Wikimedia Foundation. Le premier de ces projets a été Wikimedia Commons où je me suis inscrit le 14 juillet 2009. Mon premier import sur la médiathèque a été celui du logo d’un village jurassien le 9 mai 2010. Les imports sur Commons se font par périodes : juin-juillet 2010, avril 2011, avril 2012, juin 2012, août 2012, octobre 2012 et novembre 2012. En plus des imports, ma participation sur Commons est caractérisée aussi par le vote au concours de l’image de l’année (POTY), des procédures d’images à supprimer et la création de catégories. Le plus grand chantier sur Commons a été la réorganisation de l’arborescence des médias du massif du Jura en août 2012. Les deux grandes catégories d’imports personnels sont les photos et les cartes en vectoriel.

Carte des unités géologiques du massif du Jura

Carte des unités géologiques du massif du Jura, l’une des premières cartes svg importées sur Commons (CC-BY-SA 3.0)

Un autre projet sur lequel je contribue de manière assez assidue est Wikinews. Mon compte a été créé le 26 février 2010, lors de la mise en place de mon compte global (SUL). Ma première implication sérieuse dans Wikinews a été le 16 juillet 2011 où j’ai couvert l’édition du Tour de France jusqu’au 22 juillet. Après une petite année d’absence, je suis revenu le 21 juin 2012 où j’ai commencé à couvrir une bonne partie de l’actualité internationale et économique jusqu’au 5 juillet, ce qui m’a permis d’obtenir le statut de contributeur. Du 6 juillet au 12 juillet, je couvre l’édition 2012 du Tour de France. Après une absence de quelques mois, je reviens le 17 janvier 2013, date à partir de laquelle je participe plus ou moins régulièrement à Wikinews chaque mois et en m’impliquant dans les décisions et discussions communautaires. Le 3 avril 2013, j’obtiens les statuts de relecteur et de relecteur automatique.

Je suis également présent sur 3 autres projets, mais où je contribue peu souvent. Il s’agit de Wikiversity où mon compte a été créé le 26 avril 2010, mais où ma seule période de contribution a été fin janvier-début février 2013 pendant laquelle j’ai commencé la rédaction du cours sur la classification des minéraux. Mon compte Wikidata est créé le 30 octobre 2012 ; mes seules participations sont la désignation des premiers administrateurs et ponctuellement l’ajout de nouveaux liens interwikis. Le 27 janvier 2013, j’améliore brièvement la page de Wikivoyage consacrée au département du Jura.

Internet en général

En novembre 2010, je découvre la blogosphère wikipédienne ; au fur et à mesure que je m’intéresse au grand ensemble qui comprend Wikipédia, je découvre l’Internet libre. C’est en 2011-2012 que ma simple pensée de partager mes connaissances sur Wikipédia se mue en pensée de la culture libre et de l’Internet libre. Le grand déclic s’est déroulé lors de l’édition 2012 des Journées du logiciel libre de Lyon. Le 26 octobre 2012, je décide de m’inscrire et de participer à la carte collaborative mondiale OpenStreetMap à laquelle j’apporte des informations et des précisions dans la région de la Franche-Comté. Le 7 janvier 2013, je prend la décision de créer ce blog pour exprimer mes pensées et réflexions sur Wikipédia, l’Internet libre et la culture en général. Mon dossier sur les sagas MP3 me permet d’intégrer la communauté de Netophonix le 24 février 2013 et d’élargir mon champ de contributions à la sagasphère. Afin de mieux favoriser la diffusion des articles du blog, je décide de créer un compte Twitter le 6 avril 2013. Ce même jour, j’intègre le site Belisair House où j’y tiens une chronique critique mensuelle sur les sagas MP3 nommée Reflets MP3, dont le premier billet est sorti le 18 mai.

Une histoire de 5 ans majoritairement dominée par Wikipédia, mais qui est amenée à être plus diverse dans les prochaines années. Mes projets pour les 5 prochaines années sont la création d’une saga MP3 (déjà en cours) et d’une série de monos MP3, la mise en place d’un site web où je pourrais concentrer l’intégralité de mes projets et aussi la labellisation en Article de qualité de plusieurs articles de Wikipédia en cours d’amélioration. Je vous retrouve dans 5 ans pour faire un nouveau bilan qui sera j’espère encore plus riche que celui de ce premier quinquennat.

Licence Creative Commons
Cette œuvre de Juraastro est mise à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution – Pas de Modification 3.0 non transposé.

Le blog change de licence !

Jusqu’à présent les billets du blog étaient soumis au régime général du droit d’auteur. Sachant que cette politique est en réalité néfaste à la diffusion des idées et points de vue que je véhicule à travers ces billets, j’ai pris la décision de changer la licence des billets du blog et des essais.

À compter de mercredi 22 mai 2013 à 0h00 (heure de publication de ce billet), tous les billets et essais du blog passent sous la licence de libre diffusion Creative Commons Attribution – Pas de Modification 3.0 non transposé ou CC-BY-ND 3.0. Cette licence permet à toute personne de diffuser et de reproduire librement le contenu des billets, même à des fins commerciales, aux seules conditions de citer l’auteur original et de ne pas modifier, transformer ou adapter le contenu. Les dossiers restent quant à eux sous la licence libre CC-BY-SA 3.0.

Licence Creative Commons
Cette œuvre de Juraastro est mise à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution – Pas de Modification 3.0 non transposé.

Test de l’outil de modification iD d’OpenStreetMap

Suite à un petit souci de mise à jour de Java sur mon ordinateur, je n’ai pour l’instant plus la possibilité de contribuer à OpenStreetMap avec le logiciel JOSM. Par conséquent, je suis forcé de réutiliser les outils de modification directement inclus dans le navigateur. Je me suis donc remis à l’usage de Potlatch 2, mais j’ai aujourd’hui procédé au test du nouvel outil de modification intégré au navigateur nommé iD.

Utilisation de coordonnées GPS

Avant de parler du test de iD, je vais rapidement revenir sur l’utilisation de coordonnées GPS sur des structures récentes qui ne sont pas encore répertoriées sur les cartes ou les images satellites. Comme je l’avais indiqué dans mon billet du 16 avril, j’ai testé cette méthode pour insérer les nouvelles structures de la gare de Besançon-Viotte sur OSM. Je passerai le fait que certains employés de la SNCF m’ont regardé un peu bizarrement à me voir aller d’un bout à l’autre d’un quai à une heure où il n’y avait aucun train en partance ou à l’arrivée. Mes observations couplées aux coordonnées GPS enregistrées et aux images satellites sur OSM qui datent d’une époque où les travaux avaient déjà démarrés m’ont permis d’insérer la voie F et son quai, ainsi que le parking nord de la gare, avec une assez bonne précision. Même si les coordonnées n’étaient pas précises au mètre près, elles le furent suffisamment pour avoir une bonne idée de la position et de la surface couverte par ces nouvelles structures. Le travail de terrain permet bien d’effectuer un travail plus précis que si on utilisait uniquement les images satellites anciennes en se fiant à une idée grossière pour carter les structures récentes.

L’outil iD

L’outil iD est le nouvel outil de modification d’OpenStreetMap, inséré depuis le 7 mai 2013. Comme Potlatch 2, il permet de modifier la carte OSM à partir d’images satellites, mais contrairement à son collègue qui utilise la technologie Flash, il utilise la technologie Java. iD dispose d’outils très intéressants qui permettent d’éviter certaines fausses manœuvres qui sont assez courantes avec Potlatch 2, notamment l’ajout d’un nouveau point non désiré. Avec iD, il faut désormais obligatoirement passer par un bouton nommé « point » ; ce même outil permet un ajout beaucoup plus intuitif de points isolés par rapport à Potlatch. Pour ajouter des lignes ou des polygones, les deux outils sont désormais indépendants (dans Potlacht, il faut former une boucle pour créer un polygone), ce qui rend la création beaucoup plus simple. Une particularité de iD est également l’existence d’un zoom minimal pour modifier la carte ; si votre zoom est trop faible par rapport à ce zoom minimal, la carte satellite apparaîtra juste et l’outil indiquera un bouton qui vous amènera directement vers le zoom minimal. Une autre qualité de iD est le zoom maximal de la carte satellite qui est plus élevé par rapport à Potlatch, ce qui permet d’effectuer des modifications plus fines. Enfin, iD est traduit en français, contrairement à Potlatch 2 qui encore majoritairement en anglais.

Fenêtre de modification de la carte OpenStreetMap avec iD

Fenêtre de modification de la carte OpenStreetMap avec iD (Harry Wood, CC-BY-SA 2.0).

Défauts de iD

Malgré les progrès de iD par rapport à Potlatch 2, il présente cependant des défauts non négligeables qui peuvent être déterminants dans le choix de l’utilisation de ces deux outils. Un premier défaut est son poids graphique ; iD est beaucoup plus lourd que Potlacht 2, ce qui en fait un outil difficilement utilisable pour des ordinateurs disposant d’une capacité graphique limitée. Il est par ailleurs fortement déconseillé de consulter un site lourd (par exemple, un site utilisant la technologie Flash) et/ou d’utiliser des logiciels prenant beaucoup de mémoire RAM durant l’utilisation de iD (conseils à mettre déjà en pratique si vous utilisez Potlatch 2). Si iD est plus simple que Potlatch pour modifier physiquement la carte (ajouts ou modifications de lignes, de points ou de polygones), il est en revanche moins intuitif pour donner des attributs précis aux différents objets. En effet, iD permet d’indiquer les grandes catégories les plus courantes sur les objets, mais si vous voulez donner des propriétés ou des catégories un peu plus spécifiques, vous devrez directement utiliser les clés et les valeurs (ce qui correspond aux modifications avancées dans Potlatch 2). Cependant, iD présente l’avantage d’indiquer les deux modes de modification (simple et avancé) dans un même onglet, tandis que Potlatch les sépare en deux onglets distincts.

Un autre défaut assez important est que iD ne prend pas en compte les groupes de modification. Quand vous faîtes des modifications avec Potlatch ou JOSM, elles sont intégrées dans un même groupe de modifications qui reste ouvert aussi longtemps que vous travaillez. Avec iD, un clic sur le bouton « sauvegarder » correspond à un groupe de modification, quand sur les autres outils un groupe était constitué de plusieurs sauvegardes successives. Sur un travail en informatique, il est conseillé de sauvegarder régulièrement, mais si on suit cette règle indispensable sur iD, vous vous retrouvez avec une suite de groupes de petites modifications à votre nom dans l’historique là où les autres outils n’auraient indiqués qu’un seul groupe. L’avantage peut être de voir plus précisément comment la carte a été modifiée, mais présente le gros inconvénient de surcharger l’historique et dope le nombre de modifications de l’utilisateur.

Au final, iD est un outil qui est surtout destiné aux utilisateurs confirmés d’OSM, mais qui permet de faire une bonne transition entre Potlatch 2, plus adapté aux débutants, et les outils plus professionnels comme JOSM.