Carter des structures récentes sur OSM

OpenStreetMap nous offre la possibilité de cartographier notre planète en détail de manière simple et accessible, avec appui de sources très riches en informations. Un problème qui peut se poser est l’actualisation de ces sources qui est plus ou moins rapide selon les organisations, mais qui peut être résolu par un travail de terrain.

Environnements de travail

Pour cartographier, il y a deux grands environnements : le terrain et le bureau. Le travail de bureau consiste à faire les cartes derrières son ordinateur à partir de données provenant de sources ou bien récoltées sur le terrain. L’idéal dans le travail de bureau est de croiser les données de différentes sources fiables, tout en les confrontant à nos connaissances personnelles. Le travail de terrain lui consiste à relever les informations directement sur le lieu à cartographier. Les contraintes étant le transport, mais également le matériel nécessaire pour effectuer des relevés précis et fiables.

Si le travail de bureau est idéal pour la plupart des tâches, il trouve ses limites dans les zones en cours d’aménagement ou aménagées très récemment. Généralement, les sources utilisées sont mises à jour annuellement ou même plus ; mais les cartes d’OSM peuvent être mises à jour très rapidement en faisant un travail de terrain qui remplace aisément l’utilisation de sources qui ne sont pas mises à jour et dont l’utilisation peut être hasardeuse et assez imprécise si on cherche à se baser dessus pour mettre la carte à jour.

Repérage de coordonnées

Un point très important à retenir pour le travail de mise à jour à partir de données récoltées sur le terrain est qu’il n’y a pas de support physique de référence, en dehors de l’ancienne carte. JOSM donne la possibilité de créer des points en renseignant leurs coordonnées ; il est alors possible de faire un travail de terrain à l’aide d’un GPS en enregistrant les coordonnées des différents points des objets. Bien entendu, ce travail souffre du manque de précision qui caractérise les GPS civils ; il est alors possible d’augmenter la précision en utilisant des points de référence qui existent aussi bien sur la nouvelle carte que sur l’ancienne. Par ailleurs, la précision sera encore plus augmentée si jamais le repérage GPS est couplé à la collecte d’autres informations comme les distances, les orientations…

Il s’agit d’un travail lourd, mais d’un travail de cartographe professionnel avec ses contraintes, ses avantages et ses incertitudes. Je tenterai un tel travail sur la gare de Besançon-Viotte courant mai pour la mettre à jour après les nombreuses transformations qu’elle a subit ces derniers mois.

Licence Creative Commons
Cette œuvre de Juraastro est mise à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution – Pas de Modification 3.0 non transposé.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s