Hommage à une grande contributrice

Hommage à Rosier

La bougie rouge en hommage à Rosier

La communauté francophone de Wikipédia est aujourd’hui endeuillée par la disparition, à l’âge de 67 ans, en ce 28 janvier 2013, de l’un de ses plus grands membres : Rosier.

N’ayant croisé son pseudo qu’en de rares occasions, je ne saurai exprimer d’autres mots qu’un immense merci pour son investissement dans le projet Wikipédia et pour la grande qualité de ses contributions (près de 90 000) dans les domaines des rosiers et de l’entomologie. Bien que ne te connaissant peu Rosier, je ne peux m’empêcher de retenir mon émotion face à ce passage pour toi vers une nouvelle vie, au-delà de ce que nous, pauvres mortels, connaissons.

Trop tôt fut ce départ pour toi qui à présent rejoint d’autres grands contributeurs, tel Treanna, qui nous ont aussi quittés trop tôt. Ton passage et ton magnifique travail sur Wikipédia ainsi que dans les autres projets de la Wikimedia Foundation ne seront jamais oubliés, car nous savons tous qu’il existera toujours quelqu’un parmi nous pour nous rappeler la flamme de ta vie et la douleur de ton absence.

Autres hommages

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Étudiants et logiciels libres

Il devient aujourd’hui de plus en plus difficile de se passer de l’informatique lorsqu’on est étudiant. Une bonne partie des travaux demandés sont effectués à l’aide de l’informatique, aussi bien en terme de support de rédaction qu’en terme de méthode de recherche (ne pas oublier cependant que les livres des bibliothèques universitaires sont aussi de très bons outils dont il ne faut en aucun cas se priver). Pour bien effectuer ces travaux, il faut aussi avoir les bons logiciels adaptés et de nombreux logiciels libres le sont. Les étudiants formant une masse fragmentée en une multitude de champs d’études, je ne présenterai que les logiciels libres de base que chaque étudiant devrait avoir.

La liste suivante n’étant pas exhaustive, n’hésitez pas à me faire part en commentaire d’autres logiciels que je n’aurai pas cité et qui vous paraîtraient utiles.

Pourquoi les logiciels libres ?

L’utilisation des logiciels libres confère de nombreux avantages par rapport aux logiciels propriétaires. Une grande partie des logiciels libres ont une qualité comparable, sinon supérieure, à celle des logiciels propriétaires. Ils présentent aussi l’avantage, pour la plupart, d’être simples à utiliser avec une interface relativement agréable. De plus, il existe des documentations bien détaillées rédigées par les créateurs des logiciels ; en cas de problème avec le logiciel, il est possible de se rendre sur un forum consacré au logiciel ou sur un forum de documentation Linux pour demander aux communautés comment résoudre le problème, et dans le pire des cas, signaler directement le problème au créateur qui pourra le résoudre dans des délais plus brefs que les logiciels propriétaires (ces derniers n’étant mis à jour que régulièrement selon un calendrier pré-défini). Bien entendu, les logiciels libres présentent aussi la particularité d’être librement et gratuitement accessibles.

Je parle bien entendu de logiciels de base (bureautique, infographie…). Pour des logiciels pointus, il est fort possible qu’il existe un plus grand nombre de logiciels propriétaires de meilleure qualité que certains logiciels libres (s’ils existent).

Logiciels communs

Par « logiciels communs », je parle de logiciel que tout étudiant, quel que soit son niveau et son champ d’étude, devrait posséder sur son ordinateur.

  • Logiciels de bureautique : certains logiciels de bureautique libres sont installés dans la plupart des universités (OpenOffice…) ; je recommande l’utilisation de LibreOffice, installé par défaut sur les systèmes Linux récents, il présente une grande simplicité d’utilisation (encore que je garde des réserves sur cette qualité pour le tableur Calc, la version 2003 d’Excel me paraît plus simple à utiliser), ainsi que quelques avantages qu’on ne retrouve pas toujours chez son cousin OpenOffice (ex : une plus grande richesse des thèmes d’arrière-plan sur LibreOffice Impress que sur OpenOffice Impress).
  • Navigateurs web : sans surprise je recommande Firefox qui présente une interface agréable personnalisable, avec une navigation assez intuitive entre les outils, ainsi que de bonnes garanties de sécurité (inutile de vous dire que je compare ces qualités à celle d’Internet Explorer qui a en plus le défaut d’être extrêmement lent, indépendamment du type de connexion à Internet) ; bien qu’il ne soit un logiciel libre, je recommande aussi Google Chrome qui possède les avantages de Firefox, mais certains sont améliorés (la vitesse de connexion entre-autres) ; pour les gens utilisant Linux, il existe Chromium, un navigateur open-source dérivé de Google Chrome.
  • Visionneurs de documents : si vous utilisez GNOME, je recommande le logiciel Evince qui permet de visionner un grand nombre de types de formats de documents (PDF, Postscript…) avec un nombre fonctionnalités intéressantes comparables à celle d’Adobe ; pour les utilisateurs de KDE, l’équivalent de Evince est le logiciel Okular qui présente également un grand nombre de fonctionnalité intéressantes, ainsi qu’une large palette de formats supportés.
  • Logiciels de compression : pour lire les fichiers compressés, les décompresser ou les recompresser, il existe de nombreux logiciels libres. Je recommande entre-autres 7-Zip pour sa polyvalence (utilisable sur tous les systèmes d’exploitation) et Ark (KDE) pour les utilisateurs de Linux.

Logiciels spécifiques

  • Arts : pour les étudiants confrontés à un texte en latin sans avoir de dictionnaire et de connexion internet, vous avez la possibilité d’installer le Gaffiot en ligne directement sur votre ordinateur (à rechercher sur la logithèque Linux) à partir d’un programme nommé « Felix » qui affichera un scan de la page où est situé le mot que vous cherchez.
  • Audiovisuel : ces logiciels peuvent être utiles à des étudiants débutants dans des études d’arts audiovisuels ou même de journalisme ; si vous souhaitez enregistrer ou modifier des fichiers audio, un logiciel très adapté aux débutants et aux amateurs est Audacity ; Kino est un logiciel intéressant pour effectuer des montages vidéos ou des films (débutants et amateurs) de part la qualité et la précision de ses fonctionnalités, qui sont en revanche un peu complexes à prendre en main au départ.
  • Développement web : connaître les codes web et savoir les maîtriser est une nécessité pour les étudiants en informatique, mais est également très utile pour les autres ; le logiciel Kate (KDE) est un éditeur de texte polyvalent, car destiné en partie à la programmation (il peut également lire des fichiers textes), il peut prendre en charge les codes HTML, CSS, JavaScript, PHP… ; un autre éditeur de texte libre très bien conçu et simple à utiliser, mais uniquement destiné à Windows, est Notepad++ ; deux autres éditeurs de texte à signaler, car très courants sur les systèmes UNIX et compatibles avec un grand nombre de plate-formes (dont Windows et Mac) : Emacs et Vim. Pour la programmation en PHP, je recommande l’utilisation de Joomla!, car sécurisé, multiplate-forme et facilité d’interaction avec la communauté d’utilisateurs.
  • Infographie : une gamme de logiciels qui est destinée à tous les étudiants devant effectuer des travaux de création ou de modification d’images dans le cadre de leur travail (rapports scientifiques, thèses…) ; pour la retouche d’images, je vous conseille d’utiliser le GIMP, facile à utiliser, qui dispose de nombreuses fonctionnalités et qui peut supporter une très large palette de formats d’images ; pour la création de panoramas à partir de l’assemblage de plusieurs images, je recommande un logiciel simple à utiliser, mais très puissant nommé Hugin, il permet d’effectuer de nombreux traitements de mise en forme des diaporamas créés ; pour le travail sur des schémas vectoriels, je recommande le très célèbre logiciel de référence Inkscape ; enfin, si vous faîtes de la 3D, notamment avec des animations, je recommande un logiciel puissant et très complet (modélisation, animation, rendus…), utilisé dans l’industrie du cinéma pour les effets spéciaux : Blender.
  • Sciences et ingénierie : les logiciels développés en science et en ingénierie sont nombreux et très variés, mais la répartition du nombre de ces logiciels développés selon les matières est inégale. En chimie, il existe de nombreux visionneurs de molécules, ainsi que de tableaux de classification interactifs ; tous ces logiciels sont à retrouver sur l’utilitaire chimique de GNOME. En biologie, les logiciels sont très variés : on y trouve des visionneurs de molécules (Sequin…), des logiciels graphiques de traitement de données diverses, des simulateurs de vie ou d’évolution (Achilles, Avida…)… ; la plupart de ces logiciels n’ayant pas de site web explicitement indiqués, je n’ai pas pu y mettre de liens. En électronique, on trouve des logiciels de création ou de simulation de circuits électriques ou électroniques (Eagle, TKGate…), des calculateurs de couleur de résistance (gResistor…). En mathématiques, il existe des logiciels de traitement et d’analyse de données statistiques, des générateurs de fractales (Fraqtive…), des logiciels de calculatrice… a citer un logiciel très utilisé : GeoGebra. Bien d’autres logiciels existent, mais tous les citer prendrait une éternité.

Autres conseils

Pour ce qui est des systèmes d’exploitation, je ne ferai que conseiller d’utiliser celui qui est le mieux adapté à vos besoins et à vos envies. Mac/OS est très utile si vous faîtes beaucoup d’infographie, Linux et ses dérivés permet surtout de travailler de manière polyvalente avec des outils et des logiciels libres plus ou moins puissants, mais la plupart des logiciels pointus et spécifiques de qualité ont été créés pour Windows (à utiliser également si vous êtes un grand joueur :D). N’oubliez pas cependant que Linux est constitué de divers systèmes d’exploitation, certains ont été créés pour des besoins particuliers de travail (ex : Edubuntu pour l’éducation) ; si vous installez un système Linux, vérifiez s’il correspond le mieux à vos besoins, car chaque système dispose d’une panoplie particulière de logiciels différents destinés aux usages de l’utilisateur.

Pour la communication instantanée, pour par exemple pouvoir travailler en collaboration directe, vous pouvez utiliser l’IRC directement, plutôt que passer par des logiciels comme MSN. La connexion directe à l’IRC vous évite d’être confronté à des pubs et à des cookies et l’accès est rapide, facile, gratuit et n’a aucune nécessité d’inscription (l’inscription étant conseillé si vous êtes un utilisateur régulier). Pour accéder à l’IRC vous pouvez utiliser les webchats des différents serveurs IRC ou bien installer un client IRC (logiciels libres).

En conclusion, les étudiants (et les particuliers aussi) ont une large gamme de logiciels libres pouvant correspondre à leurs besoins en matière de travail autant que les logiciels propriétaires. Je me pose d’ailleurs la question : pourquoi les universités se ruinent dans des systèmes d’exploitation payants quant elles peuvent avoir des systèmes libres et en open-source ?

Les projets frères de Wikipédia

Intéressante présentation des projets de la Wikimedia Foundation (sauf Wikipédia), par David Crochet en 2012.

Wikipédia : pourquoi adopter Article Feedback

Après la Wikipédia anglophone et d’autres projets, c’est au tour de la Wikipédia francophone de se prononcer sur l’adoption ou non de l’outil d’évaluation des articles : Article Feedback. Un outil qui pourrait se révéler utile pour les contributeurs, permettant une meilleure interaction entre la communauté de contributeurs et les lecteurs ; cependant, cet outil semble engendrer des méfiances en raison d’un côté qui serait trop « réseau social ».

Principe d’Article Feedback

Article Feedback est un outil lancé par la Wikimedia Foundation afin de permettre aux lecteurs d’évaluer et de donner leur avis à propos de l’article qu’ils viennent de lire et de leur proposer de contribuer à Wikipédia s’ils souhaitaient améliorer l’article. L’outil a évolué au cours du temps ; les premières versions demandaient aux lecteurs de noter les articles selon certains critères (richesse du contenu, fiabilité des sources, rédaction, neutralité…) ; la version actuelle (la n°5) est un changement radical puisqu’on ne demande plus aux lecteurs de « noter » les articles, mais bien de donner un avis de fond et de forme rédigé sous forme de commentaires.

La rédaction des articles doit se faire avec les lecteurs

Nous ne devons pas oublier que lorsque nous rédigeons un article sur Wikipédia, il est destiné au plus grand nombre de gens, qu’ils soient néophytes ou experts. Les articles doivent non seulement être encyclopédiques et synthétiques, mais doivent aussi surtout être accessibles (dans le sens du fond). Nous ne devons pas oublier que les articles sont pour la très grande majorité non complets et que Wikipédia est encore au stade de projet d’encyclopédie en cours de rédaction. Nous devons recueillir des avis de la part des lecteurs pour savoir si les articles sont accessibles, mais aussi s’ils contiendraient des erreurs, des manques… Bien que la communauté soit capable de faire cela, elle ne peut pas gérer l’intégralité des 1,3 millions d’articles et certaines erreurs et canulars peuvent rester très longtemps (je m’abstiens de donner des exemples, la presse s’en charge très bien).

Avantages

Avec Article Feeback, les lecteurs ont enfin un lieu précis et clairement indiqué où ils peuvent commenter et donner leur avis sur les articles. Pour les contributeurs, cela est un plus pour savoir si leur travail va dans le bon sens, mais cela permet aussi aux lecteurs de devenir des semi-patrouilleurs en signalant les erreurs, vandalismes ou assimilés. À mon sens, cela pourrait être un bon point de départ qui pourrait également inciter les experts à donner directement leur avis sur les articles. Bien entendu, il ne s’agit pas de tout prendre en compte, car il ne faut pas se plier non plus aux petits caprices de tout un chacun (notamment sur les articles sujets à polémique facile), mais ce sont des avis qui peuvent mieux aiguiller les contributeurs et même inciter les lecteurs à devenir eux-même contributeurs, diversifiant et ouvrant encore plus la communauté sur l’extérieur. Un projet libre comme Wikipédia où la communauté de contributeurs n’interagit pas avec ses lecteurs ne peut être condamnée qu’à se recroqueviller sur elle-même, ce qui serait très nuisible au projet sur le long terme.

Inconvénients

Tout système n’est pas parfait, il serait complètement stupide d’exiger un système parfait exempt de défauts et de risques d’abus, car cela n’existe pas et n’existera jamais. Les retours sur l’expérience anglophone montre certes seulement 40 % d’avis jugés utiles, mais n’oublions pas que la plupart des internautes sont des gamins ou des gens dont le QI et la mentalité ne dépassent pas ceux de l’huître (désolé pour elles) et qu’ils s’agit généralement de ceux qui se manifestent le plus, mais ils ne sont pas majoritaires. Refuser cet outil pour ce prétexte est non seulement une demande utopique de risque 0 d’abus, mais il s’agirait en plus de nous coucher devant des abrutis qui passent leur temps à faire n’importe quoi et à abuser de ce que la société et les communautés mettent à leur disposition gracieusement. Je pense par ailleurs que les 60 % d’avis non pertinents proviennent tout simplement de vandales qui ont trouvés un autre moyen d’emmerder les contributeurs, parce qu’ils n’ont que ça à faire (comme quoi, il existe des gens qui s’ennuient beaucoup). Il ne me semble pas qu’on ait pris la décision de fermer Wikipédia parce que les articles sont régulièrement vandalisés, alors pourquoi refuser Article Feedback qui se situe exactement dans la même situation ?

Quand au côté réseau social, il n’existe quasiment plus sur la version 5 (celle proposée sur la Wikipédia francophone) vu que nous demandons des avis rédigés et motivés et non pas de simples votes du style Facebook ou Youtube. N’oublions pas que les articles ne sont pas destinés aux contributeurs seuls et que les lecteurs sont en droit de donner leur avis sur ce qu’ils lisent et il leur sera d’autant plus facile de le faire s’ils ont un lieu précis et facilement accessible pour cela.

Le vote de la prise de décision se déroule du 20 janvier au 2 février 2013 sur Wikipédia:Prise de décision/Mise en place de l’outil d’évaluation des articles sur la Wikipédia en français.

La culture libre, cet iceberg sur l’océan de la société (2)

National Library of New Zealand (DP)

National Library of New Zealand (DP)


Partie 2 : À l’envers de l’apparence

Surmontons notre déception de ne pas voir l’intérieur de l’iceberg comme nous le voudrions et explorons les méandres et les interconnexions de cette structure complexe et gigantesque. L’accès vers l’intérieur de l’iceberg est facile et multiple, chaque projet possède une fente qui permet les échanges entre leur communauté et le monde extérieur.

Un monde semblable, mais tellement varié

Lorsque nous pénétrons dans la structure de l’iceberg par l’une de ces fentes, la première chose que nous découvrons est la communauté qui alimente et fait vivre le projet que nous visitons. Les communautés du monde libre sont toutes semblables : il s’agit généralement de bénévoles, amateurs ou professionnels, qui veulent faire vivre le projet pour des motifs très variés. Certains de ces projets reposent sur le plan technique par l’action de salariés engagés par les fondations promouvant et finançant les grands projets libres (Mozilla Foundation, Ubuntu Foundation, Wikimedia Foundation…). Les communautés reposent fonctionnent de manière autonomes, sans hiérarchie, mais avec un minimum de règles pour conserver une certaine cohésion. Il s’agit de grandes sphères bleutées dans la structure de l’iceberg à l’intérieur desquelles évoluent de manière anarchique les contributeurs. De ces sphères partent un immense cordon de même aspect qui alimentent les projets respectifs qu’elles construisent et qui se reflètent sur la surface de l’iceberg.

En naviguant d’une communauté à une autre, d’un projet à un autre, nous découvrons des idéologies semblables (le partage, la collaboration…), mais aussi des buts variés (bureautique libre, cartes interactives libres, infographie libre, navigateur libre…). Les piliers de cet iceberg sont les licences libres qui en forment l’épine dorsale et les communautés qui sont les piliers de soutènement périphériques.

Un monde inter-connecté

Vers l’intérieur de l’iceberg, nous découvrons des interconnexions immenses entre les projets libres et leurs communautés, telles les neurones du cerveau humain. Les différents projets réutilisent partiellement les données d’autres projets libres (Wikipédia avec les cartes d’OpenStreetMap ou encore Amarok avec Wikipédia) ; les différents projets vivent en symbiose et ont des besoins mutuels. Les piliers des licences libres permettent une réutilisation et une connexion rapide et facile des données des différents projets entre eux. Les contributeurs des différents projets peuvent compter sur ces données et les autres contributeurs des différentes communautés pour mettre à bien leur projet. L’alimentation de ces données se fait aussi bien par le haut que par le bas et les côtés de l’iceberg.

Un monde en cohésion

La cohésion du monde libre repose sur des principes piliers tels que la collaboration, le partage et la réutilisation des données qui sont permis par les licences libres. Le mot « libre » ne signifie pas « anarchie » ou même « liberté totale de faire ce que l’on veut » ; le monde de la culture libre est un monde où chaque citoyen peut agir tant que ses actions ne nuisent pas à la liberté d’autrui : « notre liberté s’arrête là où commence celle des autres ». S’il possède un fonctionnement différent de celui de la société, il en garde les principes de base, mais il en contient aussi la plupart des vices (les contributeurs ne sont que des humains issus de la société). Cela explique cette absence de blancheur pure dans la structure interne de l’iceberg que l’on aimerai tant voir.

Tout le monde peut faire partie de la famille du libre tant qu’il en respecte les règles et ne nuit pas à la liberté des autres et à la cohérence des projets. Cela nécessite d’en avoir compris la philosophie et d’abandonner les idées préconçues et notre individualisme profond pour se tourner vers un esprit de partage et de discussion.